TUNISIE
02/02/2016 13h:06 CET | Actualisé 02/02/2016 13h:09 CET

Tunisie: Manifestation des proches de Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari disparus en Libye

HuffPost Tunisie

Des proches des deux journalistes tunisiens portés disparus en Libye depuis un an et demi ont manifesté mardi devant la présidence du gouvernement à Tunis pour réclamer une plus grande implication des autorités dans cette affaire.

Ces manifestants, parmi lesquels des parents de Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari, ont brandi les portraits des deux jeunes hommes et des banderoles "Nous sommes tous Sofiane", "Nous sommes tous Nadhir", a constaté un photographe de l'AFP.

"Cela fait une année et cinq mois (...). Nous sommes là pour faire pression sur le gouvernement", a déclaré à l'AFP Sami, le père de Nadhir, venu de la région de Gafsa (sud).

"On demande le minimum (...). Nous avons élaboré un projet pour aller voir les chefs de tribus en Libye, mais ils (les autorités) ne l'ont même pas lu. On attend, l'espoir est encore là", a-t-il ajouté.

Sollicité par l'AFP, la présidence du gouvernement n'a pas pour l'heure donné suite.

Selon la responsable régionale de Reporters sans frontières (RSF), Yasmine Kacha, les parents de Nadhir Ktari doivent être reçus mercredi au ministère des Affaires étrangères.

Sofiène Chourabi, un blogueur et journaliste très actif lors de la révolution tunisienne de janvier 2011, et le photographe Nadhir Ktari sont portés disparus en Libye depuis le 8 septembre 2014, date à laquelle ils se trouvaient dans la région d'Ajdabiya (est).

La branche libyenne du groupe extrémiste Etat islamique (EI) a affirmé début 2015 les avoir exécutés.

Alors ministre des Affaires étrangères, Taieb Baccouche, a toutefois affirmé en septembre dernier qu'ils étaient "vivants".

"Nous sommes en train d'essayer de les ramener en Tunisie", avait ajouté M. Baccouche, sans vouloir donner de détails supplémentaires pour ne pas "nuire" à leur sort.

Aucun développement n'est intervenu depuis.

Dans un communiqué daté du 29 janvier, RSF a appelé à ne pas "baisser les bras devant l'absence d'information", estimant que les familles subissaient "de plein fouet l'absence de mobilisation politique sur ce dossier".

L'ONG a notamment regretté que "la commission mixte chargée de faire la lumière sur le sort de Sofiane et Nadhir", promise par le gouvernement, n'ait "toujours pas vu le jour".

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