02/02/2016 14h:52 CET | Actualisé 02/02/2016 14h:59 CET

Mohammed Sajid livre ses conseils sur les partenariats public-privé

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RECOMMANDATIONS - Le secrétaire général de l'Union constitutionnelle (UC) et ex-maire de Casablanca Mohammed Sajid partage son expérience en matière de partenariats public-privé (PPP). Lors d'un déjeuner-débat organisé le 29 janvier, ce dernier a livré quelques réflexions autour des perspectives des PPP et les rôles que les sociétés de développement local (SDL) sont appelées à jouer.

Le déjeuner-débat, qui s'est tenu avec le Club des Partenariats public-privé (PPP) Maroc, en présence de plusieurs groupes nationaux et internationaux, de cabinets juridiques et de fonds d’investissement marocains, a permis aux différents intervenants d’échanger sur l’expérience de l'ex-maire de Casablanca en matière de PPP, mais également de réfléchir sur les prochaines évolutions du cadre de partenariat entre le monde de l’entreprise et les décideurs publics, indique un communiqué de l'UC.

Les échanges ont d’abord porté sur l’expérience de Mohamed Sajid en tant que député dans la région de Taroudant qui, en 1994, a développé une stratégie de partenariat entre la société civile locale et les pouvoirs publics, afin d’enclencher la dynamique de développement de toute la région.

"Cette approche pragmatique a conditionné l’ensemble du parcours politique de Mohamed Sajid: créer des passerelles entre les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs économiques, dans un souci d’efficacité, et dans une relation win-win. Son combat pour la création des Sociétés de développement local (SDL), dont il a impulsé la création avant même l'introduction de dispositions prévoyant leur mise en place dans la charte communale NDLR) sur la ville de Casablanca, qui est la forme avancée du PPP, le PPPI (Partenariat Public Privé Institutionnel), a très rapidement porté ses fruits. A travers ces sociétés, plusieurs projets ont pu voir le jour dans la Métropole", selon le communiqué diffusé par le parti.

"Le PPP doit s'attacher aux réalités du terrain"

Les intervenants se sont "accordé à dire que le PPP doit s’attacher aux réalités du terrain, au contexte du pays, mais également focaliser l’approche autour de l’intérêt général."

De son coté, Mohamed Sajid a "insisté sur la nécessite de positionner le PPP comme un outil au service d’un modèle de développement et de croissance plus global pour le pays. Le PPP pourrait en effet, massifier les investissements, et pousserait les départements des finances de sortir d’une logique comptable au bénéfice d’une logique économique. Il est aujourd’hui indispensable d’identifier, puis d’activer les meilleurs leviers de croissance pour le pays, dans une vision durable. Le PPP ne peut en effet se développer, sans rétablir un climat de confiance dans le pays. Et de la même manière, sans une refonte des déterminants économiques du pays (code des impôts, code du travail, code du commerce, etc), le royaume risque de renforcer l’incohérence de nos politiques économiques, et de ce fait, annihiler toutes les initiatives, telles que les PPP", préconise le communiqué de l'UC.

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