ALGÉRIE
02/02/2016 08h:36 CET | Actualisé 02/02/2016 08h:36 CET

Neuf migrants noyés dans un nouveau naufrage au large de la Turquie

Dead bodies of migrants lie on the ground in Seferihisar port near Izmir, Turkey, Tuesday, Feb. 2, 2016. A Turkish news agency says that a number of migrants including children have drowned in a new boat sinking accident off the Turkish coast. The private Dogan news agency says the migrants drowned Tuesday near the Aegean coastal town of Seferihisar, which is close to the Greek island of Samos. (AP Photo)
ASSOCIATED PRESS
Dead bodies of migrants lie on the ground in Seferihisar port near Izmir, Turkey, Tuesday, Feb. 2, 2016. A Turkish news agency says that a number of migrants including children have drowned in a new boat sinking accident off the Turkish coast. The private Dogan news agency says the migrants drowned Tuesday near the Aegean coastal town of Seferihisar, which is close to the Greek island of Samos. (AP Photo)

Neuf migrants, dont deux nourrissons, ont trouvé la mort mardi en mer Egée, au large des côtes occidentales de la Turquie, dans un nouveau naufrage survenu alors qu'ils tentaient de rallier la Grèce, ont annoncé les garde-côtes turcs.

Le drame s'est produit à 25 mètres seulement au large de la localité de Seferihisar, dans la province d'Izmir (ouest), d'où étaient partis les migrants avec l'objectif de rejoindre l'île grecque de Samos, ont précisé les garde-côtes dans un communiqué.

Deux occupants de l'embarcation ont été sauvés par les gardes-côtes et des recherches étaient en cours pour tenter de retrouver d'autres survivants.

La nationalité des migrants n'a pas été précisée.

La Turquie, qui accueille officiellement plus de 2,2 millions de Syriens et 300.000 Irakiens qui ont fui leur pays en guerre, est devenue l'un des principaux points de départ des migrants qui veulent s'installer en Europe.

Malgré les conditions hivernales et les restrictions imposées par certains pays européens, qui ont rétabli les contrôles à leurs frontières, de nombreux migrants continuent à tenter tous les jours la traversée dans des conditions très périlleuses.

Samedi encore, 37 migrants, surtout des femmes et des enfants, se sont noyés en tentant de rallier l'île de Lesbos.

Selon les dernières statistiques publiées mardi par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), un total de 62.193 migrants sont parvenus à traverser la mer Egée pour entrer en Grèce pendant le seul mois de janvier 2016. L'OIM a également recensé 272 décès pendant la même période sur cette route.

Ankara et Bruxelles ont signé fin novembre un plan d'action qui prévoit une aide européenne de 3 milliards d'euros aux autorités turques en échange de leur engagement à mieux contrôler leurs frontières et à lutter contre les passeurs.

Mais l'UE déplore que cet accord tarde à produire ses effets, alors que l'argent promis à la Turquie n'a pas encore été débloqué.

Lundi soir, au sortir d'un conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement turc, Numan Kurtulmus, a annoncé que la Turquie envisageait désormais de traiter et de juger les passeurs comme des terroristes.

Nous avons décidé de travailler sur une série de mesures légales (...) qui feraient entrer le trafic des êtres humains dans le champ des crimes terroristes, a dit M. Kurtulmus.

Mardi, son collègue de l'Intérieur Efkan Ala a annoncé de son côté la création au sein de son administration d'un service exclusivement consacré à la lutte contre les passeurs.

Pour lutter contre le trafic des être humains, nous allons mettre en place une nouvelle direction spéciale qui sera chargée exclusivement de ce dossier, a déclaré M. Ala devant la presse à Ankara.

Depuis la signature de l'accord avec l'UE, les autorités turques ont multiplié les arrestations de migrants au départ de leurs côtes mais ceux-ci sont très rapidement remis en liberté.

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