ALGÉRIE
02/02/2016 09h:13 CET | Actualisé 02/02/2016 09h:13 CET

La France dément toute velléité d'intervention militaire en Libye

AFP

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a démenti mardi toute velléité de la France d'intervenir militairement contre l'organisation Etat Islamique (EI) en Libye, en marge d'une réunion à Rome de la coalition internationale contre l'EI.

Cette réunion rassemble des ministres des Affaires étrangères ou des représentants de 23 pays, en présence de l'Américain John Kerry, pour faire le point sur la lutte contre l'EI, qui semble avoir cédé du terrain en Syrie et en Irak mais se renforce en Libye.

"Il n'est absolument pas question que nous intervenions militairement en Libye", a affirmé M. Fabius devant la presse. "Je ne sais pas de quelle source cela provient. Un petit groupe fait pression, mais ce n'est pas la position du gouvernement".

Le quotidien français Le Figaro a annoncé mardi que la France préparait les plans pour intervenir contre Daech (acronyme de l'EI en arabe).

"Ce qui est vrai, c'est que nous sommes préoccupés par la montée de l'EI en Libye, et c'est pourquoi il faut pousser à la formation d'un gouvernement d'union nationale", a encore dit M. Fabius.

"Toute autre perspective n'est pas d'actualité", a ajouté le ministre. "Une fois le gouvernement formé et approuvé par le Parlement, il sera alors en mesure de recevoir le soutien de la communauté internationale, en particulier pour s'assurer qu'il puisse siéger à Tripoli", a expliqué le ministre français.

"Mais on ne peut pas non plus éternellement reculer l'objectif et si des personnalités se mettent en travers du chemin, on demandera des sanctions à leur encontre", a-t-il prévenu.

Sur la Syrie, M. Fabius a jugé important d'augmenter le nombre de frappes et de viser des objectifs plus stratégiques, tout en expliquant qu'il y avait un lien entre ce qui se passe sur le terrain et le processus politique.

"Dans la mesure où des négociations sous l'égide de l'ONU sont en cours à Genève, il faut que les bombardements s'arrêtent, a-t-il dit. On ne peut pas bombarder en Syrie et discuter à Genève", a-t-il encore jugé, en faisant explicitement allusion à la Russie.

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