29/01/2016 12h:24 CET | Actualisé 30/01/2016 13h:31 CET

Rapport CNUCED: Le Maroc récolte le fruit des réformes et de sa stabilité

ECONOMIE – Sur le front des investissements, le Maroc récolte les fruits de sa politique de "réformes de grande ampleur, macro-économique et institutionnelle et des en cette année 2015. C’est en tout cas ce qu’indique la partie dédiée au royaume dans le Rapport sur l’investissement dans le monde, fraîchement élaboré par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

A ce titre, L’institution Onusienne a dévoilé son « rapport de suivi sur mise en oeuvre de l’examen de la politique d’investissement", entièrement dédié au Maroc.

Selon ces documents, même si le volume d’Investissements Directs Etrangers (IDE) a globalement chuté en Afrique du Nord du fait des secousses qui agitent la région, le Maroc semble avoir été épargné de cette tendance baissière. Les entrées d’IDE y ont ainsi augmenté de 9% sur l’année 2015 et culminent à 3,6 milliards de dollars.

Un résultat appréciable pour le Royaume, qui a développé une politique agressive d’attraction des Investissements étrangers, dans le cadre du Plan d’Accélération Industriel (PAI). Dans ce cadre, le rapport stipule que

"Le Maroc a accompli (…) des efforts très importants en vue de l’amélioration de l’environnement des affaires en général et du climat des investissements en particulier."

Les experts de la CNUCED notent même une évolution de la structure économique du pays, affirmant que

"Le Maroc, économie traditionnellement fondée sur les secteurs agricole, de l’immobilier et du tourisme, a attiré des investissements importants dans les industries aéronautique, agro-alimentaire, automobile, électronique et textile."

Outre l’Afrique du Sud et le Nigeria, la plus grande part du stock d’IDE mondial en direction de l’Afrique converge vers le royaume, principalement absorbée par le secteur financier sur le continent.

Autant d'excellents résultats que note le rapport de la CNUCED, qui corroborent l’expression communément admise selon laquelle il y aurait une « exception marocaine » en matière d’équilibre politique et économique, cinq ans après le « Printemps Arabe » qui a bouleversé la donne dans la région.

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