ALGÉRIE
30/01/2016 09h:21 CET | Actualisé 30/01/2016 09h:21 CET

Le cancer du rectum et du colon en progression d'année en année en Algérie

Capture d'écran

Environ 6.000 nouveaux cas d'atteinte du cancer colorectal sont chaque année enregistrés en Algérie, ont révélé des praticiens spécialistes de la pathologie réunis en colloque national à Bejaia, rapporte ce samedi 30 janvier l'APS.

"Depuis une dizaine d'années, il y’a pas eu une augmentation de l’incidence de ce type de cancer", a souligné le professeur Berkane. Ce chef du service générale de chirurgie au C.H.U de Bejaia en attribue la cause à beaucoup de facteurs, notamment "les changements alimentaires de la population".

M. Berkane a expliqué que les habitudes alimentaires de la population changent depuis quelques années. "Nous suivons les régimes des pays développés et forcément, nous les suivons dans l’incidence du cancer", a-t-il relevé, estimant toutefois que "l’Algérie reste à un niveau médiane, à une incidence ni forte ni faible".

Pour autant, un effort reste à faire en matière de dépistage, donc, de survie voire de guérison. Le même spécialiste a indiqué que "70 % des malades sont diagnostiqués à un stade tardif, à un stade avancé (III et IV) déjà métastatique où les chances de guérison sont quasi-nulles".

Le professeur Berkane, n’a pas manqué dans ce sillage de mettre en relief l’impact financier et médical des prises en charge à ce stade de la maladie, dont le traitement passe souvent par la chimio ou la radiothérapie, jugés à la fois lourds et coûteux.

Le professeur Bouzid, chef de service au CPMC Alger (centre Pierre et Marie Curie), a de son côté souligné l’importance précoce du dépistage individuel ou ciblé, notamment pour ce qui est des populations à risque (hérédité ou familial) sur lesquels il est impératif d’axer l’effort.

"Un gastroentérologue peut d’emblée prendre en charge l’apparition des lésions, et des polypes".

"La recherche du sang dans les selles est un signe d’inquiétude. Une endoscopie est nécessaire", a-t-il soutenu, relevant toutefois qu'"il est dommage de faire la recherche (sang dans les selles puis d’attendre six mois pour faire le reste (endoscopie)", estimant que l’attente doit se faire dans la quinzaine.

Le professeur en a profité pour aborder l’importance du plan anti-cancer, adopté en 2012 à l’initiative du président de la république, ne manquant de souligner la décision gouvernementale de maintenir en l’état les dotations qui lui sont destinées. "Il y’a 180 milliards de dinars qui lui sont affectés. Il n’y aura pas de restrictions", a-t-il souligné.

Les travaux de ce congrès sont prévus sur deux jours et devraient être couronnés à terme par des recommandations, visant la prise en charge de cette pathologie et l’amélioration des dispositifs qui lui sont consacrés qu’il s’agisse de dépistage, de préventions ou de traitement.

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