ALGÉRIE
28/01/2016 20h:10 CET | Actualisé 28/01/2016 20h:10 CET

Migrants: Suède et Finlande vont expulser, Berlin veut refouler Algériens, Marocains et Tunisiens

AFP

L'Algérie, tout comme le Maroc et la Tunisie, a été placée par l'Allemagne sur la liste des pays "sûrs" dont elle refoulerait les migrants. La Suède et la Finlande, aux prises avec des tensions croissantes, ont de leur côté affiché leur volonté de renvoyer des dizaines de milliers de demandeurs d'asile déboutés.

La décision des trois partis de la coalition gouvernementale allemande, annoncée par le vice-chancelier Sigmar Gabriel, chef des sociaux-démocrates, durcit considérablement les conditions d'asile pour les ressortissants algériens, marocains et tunisiens, susceptibles d'être désormais facilement expulsés.

"Nous allons (...) inscrire dans la loi les trois pays, Maroc, Algérie et Tunisie comme des pays sûrs", a indiqué M. Gabriel, rapporte ce jeudi l'AFP.

Berlin espère maîtriser le nombre de migrants venus de ces pays, qui a considérablement augmenté ces derniers mois.

La classe politique allemande a multiplié les appels pour accélérer les expulsions de ressortissants des pays du Maghreb ces dernières semaines, notamment après qu'une large part des suspects des agressions du Nouvel An à Cologne se sont avérés être des Algériens et des Marocains, selon la police.

M. Gabriel a par ailleurs indiqué que l'Allemagne allait durcir ses conditions du regroupement familial en suspendant notamment pendant deux ans la possibilité pour certains migrants de faire venir leur famille.

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En Suède, le ministre de l'Intérieur, Anders Ygeman, a estimé qu'entre 60.000 et 80.000 demandeurs d'asile enregistrés l'an dernier seraient déboutés et expulsés, soit près d'un requérant sur deux.

La Finlande compte de son côté expulser 20.000 des 32.000 demandeurs arrivés dans le pays l'an dernier, conformément au taux habituel de rejet qui se monte à 65%, selon la chef de cabinet du ministre de l'Intérieur, Païvi Nerg, interrogée par l'AFP.

Les procédures sont conformes à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) qui interdit les expulsions collectives de migrants, sauf s'ils ont fait l'objet d'un examen individuel au préalable, font valoir les deux capitales nordiques.

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