TUNISIE
29/01/2016 13h:14 CET | Actualisé 29/01/2016 13h:56 CET

Tunisie: Les 10 mesures d'urgence annoncées par Habib Essid

الإجراءات العاجلة

رئيس الحكومة يعلن عن جملة من الإجراءات العاجلة خلال ردوده على استفسارات أعضاء مجلس نواب الشّعب

Posté par ‎الحـــبـــيــــب الصّــــــيد Habib Essid‎ sur jeudi 28 janvier 2016

Lors de son audition jeudi à l'Assemblée des Représentants du Peuple, le premier ministre tunisien Habib Essid a annoncé 10 mesures à appliquer pour pallier rapidement aux problèmes de l'emploi.

  1. Création de 23.000 emplois via concours dans le premier trimestre de l'année 2016, dont 16000 dans la fonction publique et essentiellement dans les secteurs de la santé, la défense et les forces de l'ordre.
  2. Enrôlement de 30.000 jeunes pour le service militaire en 2016 avec possibilité de recrutement direct pour un grand nombre parmi eux. Actuellement, ce sont 5000 jeunes qui sont enrôlés, un nombre "insuffisant" selon Habib Essid.
  3. Recrutement d'au moins un chômeur appartenant à chaque famille démunie.
  4. Participation du secteur privé dans la lutte contre le chômage avec la création de 50000 emplois essentiellement dans les grandes surfaces, tout en encourageant à la décentralisation.
  5. Suppression de l'autofinancement et de la garantie pour les jeunes entrepreneurs diplômés demandeurs de crédits.
  6. Mise en place de mécanismes de formation et d'habilitation pour les jeunes entrepreneurs non diplômés.
  7. Présentation d'un projet de loi pour imposer la formation professionnelle à tous ceux qui quittent l'école sans diplômes pour diminuer l'impact de l'arrêt scolaire qui compte 50000 cas par an.
  8. Suppression du travail précaire de manière progressive et continue d'ici 2020.
  9. Les concours de la fonction publique seront directement sous l'égide des ministres sans recours au premier ministère.
  10. Les requêtes auprès de l'administration seront considérées comme acceptées passé le délai d'un mois

M. Essid a expliqué la nécessité "d'un dialogue national" qui réunira (partis, société civile, gouvernement, experts, organisations) afin de trouver des solutions stratégiques au problèmes de l'emplois en Tunisie.

Le premier ministre a été sous le feu des critiques ces derniers jours, après qu'un mouvement de protestation, inédit par son ampleur et sa durée depuis la révolution de janvier 2011, a rappelé que la misère et l'exclusion sociale, qui avaient largement motivé le soulèvement, étaient toujours prégnantes en Tunisie.

La croissance a été de moins de 1% en 2015 et le chômage est de plus de 15% (le double chez les jeunes diplômés). Plusieurs régions de l'intérieur du pays se disent en outre toujours marginalisées et réclament développement et emploi.

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