TUNISIE
29/01/2016 14h:30 CET | Actualisé 29/01/2016 14h:30 CET

Tunisie: Nouvel allègement du couvre-feu nocturne

TO GO WITH AFP STORY BY KAOUTHER LARBIA picture taken on November 26, 2015 early in the evening shows closed restaurants on Habib Bourguiba Avenue in the centre of Tunis due to a curfew put in place since the attack against the bus transporting guards from the presidential security that killed 12 people. After nine o'clock in the evening only the Tunisian police can be seen in the deserted streets of the capital since the curfew was put in place. AFP PHOTO / FETHI BELAID / AFP / FETHI BELAID
FETHI BELAID via Getty Images
TO GO WITH AFP STORY BY KAOUTHER LARBIA picture taken on November 26, 2015 early in the evening shows closed restaurants on Habib Bourguiba Avenue in the centre of Tunis due to a curfew put in place since the attack against the bus transporting guards from the presidential security that killed 12 people. After nine o'clock in the evening only the Tunisian police can be seen in the deserted streets of the capital since the curfew was put in place. AFP PHOTO / FETHI BELAID / AFP / FETHI BELAID

Les autorités tunisiennes ont de nouveau allégé vendredi le couvre-feu nocturne instauré le 22 janvier dans tout le territoire après une vague de contestation sociale sans précédent depuis la révolution de 2011, notamment dans l'intérieur du pays.

"Vue l'amélioration de la situation sécuritaire, le ministère de l'Intérieur a décidé d'alléger encore le couvre-feu à partir d'aujourd'hui dans le territoire de la République", a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Le couvre-feu est désormais en vigueur de 00H00 à 05H00 (23H00 à 04H00 GMT), contre 22H00 à 05H00 auparavant.

Lundi, le ministère de l'Intérieur avait déjà décidé de repousser de deux heures le début du couvre-feu, décrété le 22 janvier dans toute la Tunisie de 20H00 à 05H00 après plusieurs jours de troubles sociaux.

Le 16 janvier, la mort d'un jeune chômeur de 25 ans qui s'est électrocuté alors qu'il protestait notamment contre le retrait de son nom d'une liste d'embauche dans la fonction publique avait déclenché les premières manifestations à Kasserine, une ville défavorisée dans le centre-ouest, avant de se propager à de nombreuses autres régions du pays.

Les manifestants réclamaient notamment l'emploi, slogan phare de la révolution de 2011 déclenchée par l'immolation de Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant à Sidi Bouzid (centre).

La veille, le Premier ministre avait annoncé devant le Parlement un programme de recrutement de 23.000 chômeurs en 2016 et appelé à un dialogue avec la société civile, les associations nationales et les partis pour trouver une solution au problème du chômage.

Le taux de chômage dépasse 15% et atteint 30% parmi les diplômés. Ces chiffres sont encore supérieurs dans les régions défavorisées de l'intérieur.

La Tunisie se trouve par ailleurs sous état d'urgence depuis l'attaque suicide du 24 novembre en plein Tunis contre la garde présidentielle (12 agents tués), revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique.

La mesure, qui peut être prorogée, est en vigueur jusqu'au 21 février.

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