29/01/2016 08h:14 CET | Actualisé 29/01/2016 12h:47 CET

Davos: La compétitivité des pays arabes à la loupe, le Maroc bien positionné

COMPETITIVITE – Dans un climat des affaires en mutation rapide, l’ossature des économies arabes se porterait plutôt bien, portée par les vents favorables de leur compétitivité. C’est le message délivré lors du Forum économique mondial de Davos (Suisse), dont l’édition 2016 a eu lieu du 20 au 23 janvier derniers. L'exception marocaine en termes de compétitivité, ne cesse, quant à elle, de se confirmer.

En Egypte, l’horizon économique s’est éclairci depuis juillet 2014. Le PIB devrait progresser de 4.3% cette année, contre 3.8% sur l’année 2014-2015. Une croissance renforcée par le début des travaux d’extension du canal de Suez et des réformes économiques de grande ampleur amorcées depuis 2014, dont les retombées prometteuses ne devrait plus tarder à bénéficier aux entreprises égyptiennes, selon le World Economic Forum.

Des perspectives encourageantes dans lesquelles s’inscrit également l’Algérie. L’accroissement du PIB réel devrait atteindre 4% cette année, contre 3.9% en 2015. Une courbe arrondie essentiellement due à la reprise du secteur des hydrocarbures, dont la valeur ajoutée en termes réels s’est accrue de 0.5 % en 2014, en forte progression pour la première fois depuis huit ans.

Au Maroc, une compétitivité solide

Son voisin marocain n’est pas en reste, loin de là, puisqu'il affiche l'un des meilleurs climat des affaires dans le monde arabe et en Afrique.

"Le Maroc a gagné 53 points dans le Doing Business au cours des 5 dernières années, ce qui a permis de doubler les montants des investissements directs étrangers avec aujourd’hui plus de 35% des investissements réalisés dans la région"
, a détaillé Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) lors de la conférence de Davos.

Miriem Bensalah Chaqroun a par ailleurs salué les "atouts essentiels" de la compétitivité du Maroc, parmi lesquels la formation professionnelle et la recherche et le développement – domaines largement privilégiés par le royaume. Des priorités qui ont permis "d’attirer des investissements dans des secteurs industriels diversifiés tels que l’automobile, l’aéronautique, l’agroalimentaire, les finances, les énergies renouvelables". C’est sans compter l’importance du secteur privé "qui emploie plus de trois millions de Marocains".

Au Moyen-Orient, les Emirats en pôle

Du côté du Moyen-Orient, la région enregistre des performances appréciables, malgré la chute rapide des cours du brut. Le Bahreïn, par exemple, bénéficie d’une situation économique relativement favorable, la production et le raffinage du pétrole représentant deux tiers de ses revenus. En 2016, le PIB du petit Etat insulaire devrait avoisiner les 3,2%, soit 32.34 milliards de dollars.

Les Emirats Arabes Unis, qui se sont lancés très tôt dans une stratégie de diversification de leur économie en vue de baisser leur dépendance au secteur pétrolier, ont maintenu une croissance économique soutenue en 2014 (4,3%), impulsée par la consommation privée et l’investissement.

Le PIB des EAU est dominé par la puissance économique d’Abou Dhabi (60%), notamment par sa production d’hydrocarbures et par sa gestion de la quasi-totalité de l’épargne.

Dubaï participe à hauteur de 26% au PIB et constitue la plateforme commerciale des Emirats, notamment avec ses infrastructures portuaires et aéroportuaires.

Rappel

Dans le Rapport global sur la compétitivité 2015-2016, publié chaque année par le Forum économique mondial, le Maroc se stabilise à la 72e place pour la deuxième année consécutive, devançant l’Algérie (87e) et la Tunisie (92e).

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