ALGÉRIE
28/01/2016 02h:59 CET | Actualisé 28/01/2016 03h:12 CET

Trois Algériens écopent jusqu'à 14 ans de prison pour vol de bijoux pendant le Festival de Cannes

Une vue de Cannes
Wikimedia commons
Une vue de Cannes

Trois Algériens, dont seuls deux étaient présents, ont été condamnés mercredi à Grasse à des peines allant jusqu'à 14 ans de prison pour le vol de bijoux Chopard, d'une valeur de 500.000 euros, commis en 2013 lors du festival de Cannes.

Djelloul Mezzouar, 44 ans, arrêté en flagrant délit de vol dans un hôtel de luxe de Palma de Majorque un mois après les faits, a écopé de 10 ans de prison. Mohamed Marref, 46 ans, actuellement en Algérie, a été condamné à 14 ans de prison.

Un comparse, Samir Guerroum, 38 ans, le chauffeur de cette expédition sur la Croisette, arrêté en Avignon en janvier 2014, a pris 7 ans de prison. Farida Saddouki, l'ex-concubine, elle aussi algérienne, de M. Mezzouar, a été condamnée à 2 ans pour recel. Le procureur avait requis des peines de 4 à 14 ans (le maximum possible) d'emprisonnement.

Les faits remontent au 16 mai 2013. Venus de Mons (Belgique), ayant déjà un casier judiciaire très chargé en Belgique comme en France, les voleurs s'étaient fait la main, la veille, sur le coffre d'un Koweïtien dans un hôtel de la ville.

Le 16, ils s'en prennent à la chambre d'un ressortissant canadien dans un autre hôtel de Cannes, avant de s'attaquer à celle de la directrice américaine de la marque Chopard, cette fois au Novotel.

Profitant de son absence, les malfaiteurs, qui avaient loué la chambre voisine, descellent son coffre après avoir fracturé la porte de communication entre les deux pièces.

Le butin n’a jamais été retrouvé

A l'intérieur, trois montres et six paires de boucles d'oreille en diamant, un bracelet et une bague en saphir ainsi qu'un collier, destinés à être portés par les personnalités pendant le Festival.

Partenaire de la manifestation, la marque suisse Chopard fournit également chaque année la Palme d'or. Selon l'avocate du joaillier, son préjudice s'élève à 536.000 euros. Au cours de l'audience, les prévenus ont assuré n'avoir pas eu connaissance du contenu du coffre.

À la barre, l'un d'eux a estimé qu'il s'agissait du "pire des hasards". Le butin, jamais retrouvé, ne leur aurait rapporté, selon eux, que 30.000 euros auprès d'un receleur du quartier Barbès, à Paris.

2013 avait été une année particulièrement faste pour les malfaiteurs sévissant traditionnellement sur la Croisette, avec notamment un vol de bijoux à l'hôtel Carlton, en juillet, pour un montant record de 100 millions d'euros. Depuis, des mesures de sécurité ont été prises dans la cité des festivals pour prévenir ce type de vols.

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