MAROC
28/01/2016 06h:11 CET | Actualisé 28/01/2016 06h:19 CET

Al-Jazeera poursuit l'Égypte pour avoir emprisonné ses journalistes

Al Jazeera/video

MÉDIAS - Le groupe qatari Al-Jazeera poursuit le gouvernement égyptien pour "s'en être pris à ses employés" à la suite du renversement du président islamiste Mohammed Morsi, en 2013.

Le groupe médiatique a annoncé mercredi qu'il n'avait "pas d'autre choix" que de prendre des moyens légaux par l'entremise du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements de Washington. Depuis plusieurs mois, Le Caire refuse de répondre aux plaintes d'Al-Jazeera, selon le communiqué.

Al-Jazeera affirme que les démarches des autorités égyptiennes lui ont causé des pertes de 150 millions de dollars.

Le porte-parole du gouvernement égyptien, Hossam Qawish, n'a pas voulu commenter l'affaire, indiquant que les autorités n'avaient pas lu la poursuite.

Al-Jazeera était perçu en Égypte comme le porte-parole des Frères musulmans, liés à l'ex-président Morsi. Après le coup d'État de 2013, le gouvernement aurait évoqué les cartes de presse du groupe, perquisitionné ses bureaux et arrêté plusieurs de ses journalistes, selon le groupe qatari.

"Des employés ont été harcelés, arrêtés et détenus sans accusation ou en lien avec des accusations non fondées et orientées politiquement", ajoute-t-il.

Le journaliste canadien Mohamed Fahmy et ses deux collègues (l'Australien Peter Greste et l'Égyptien Baher Mohamed) ont été arrêtés au Caire en décembre 2013 et on été accusé de terrorisme. Les arrestations et le procès avaient suscité l'émoi dans la communauté internationale.

Ils avaient écopé de peines allant jusqu'à dix ans de prison en juin 2014 lorsqu'ils avaient été reconnus coupables d’entretenir des liens avec les Frères musulmans et de falsification de reportages pour nuire à l'Égypte.

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