MAROC
27/01/2016 09h:09 CET | Actualisé 27/01/2016 09h:09 CET

Formation d'un nouveau gouvernement en Espagne: L'impasse politique persiste

Formation d'un nouveau gouvernement en Espagne: L'impasse politique persiste
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Formation d'un nouveau gouvernement en Espagne: L'impasse politique persiste

POLITIQUE - Les consultations menées par le Roi Felipe VI d'Espagne tout au long de la semaine dernière avec les chefs des partis politiques au sujet de la formation du prochain cabinet restent jusque là infructueuses, prolongeant le pays dans l'impasse politique.

Le président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, dont le parti a remporté ce scrutin, a même décliné la proposition du souverain espagnol de se porter candidat à la présidence du prochain gouvernement à défaut d'un soutien suffisant au Congrès des députés.

Un deuxième round de consultations débute ce mercredi, mais rien ne laisse entrevoir une possible entente entre les formations politiques pour éviter au pays de se diriger vers de nouvelles élections, une option que toutes les formations redoutent.

Une alliance difficile

Le refus momentané par Rajoy de se porter candidat à la présidence du gouvernement espagnol laisse croire que les socialistes vont tenter de former un cabinet, un projet dont la réussite est conditionnée par une alliance "difficile" entre le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) et le parti de la gauche radicale, Podemos.

Le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, n'a pas hésité à exprimer sa volonté de former un "gouvernement de changement" avec les deux autres partis de la gauche (PSOE et Izequierda Unida) en fonction de leurs résultats aux élections législatives du 20 décembre.

"Nous avons décidé de prendre l'initiative et aller de l'avant. Dans de pareilles circonstances, soit on opte pour le changement soit on favorise l'immobilisme et l'impasse", a affirmé Pablo Iglesias, qui aspire au poste de vice-président d'un éventuel gouvernement de gauche.

Quant au leader des socialistes Pedro Sanchez, il s'est montré ouvert à toutes les possibilités permettant un compromis entre les acteurs politiques de la gauche.

Chantage de Podemos?

Il a néanmoins refusé de négocier, dans l'immédiat, la formation d'un gouvernement avec les radicaux de Podemos qu'il accuse se livrer à un "chantage" pour imposer leurs conditions. Sanchez a affirmé, en outre, que c'est le PP, vainqueur des élections, qui doit former un gouvernement, précisant que son parti assumera sa responsabilité à ce sujet en cas d'échec du président du gouvernement sortant dans cette mission.

Ce dernier persiste à avancer que la solution passe par une grande alliance entre le PP, le PSOE et Ciudadanos, des partis qui, selon lui, partagent des points communs, dont la défense de l'intégrité territoriale de l'Espagne et l'égalité des Espagnols. Le PP, vainqueur des dernières élections générales espagnoles, et Ciudadanos (Centre-droit), qui s'était classé 4ème, ont convenu justement de dialoguer au sujet de la formation du prochain gouvernement.

Sortir le pays de l'impasse politique

Le chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy, et le leader de Ciudadanos, Albert Rivera, se sont mis d'accord pour que leurs partis engagent des discussions visant à faire sortir le pays de l'impasse politique, affirmant qu'ils vont essayer de dialoguer également avec le secrétaire général du PSOE.

Les dirigeants des quatre grands partis politiques espagnols vont se réunir une deuxième fois avec le Roi Felipe VI, à partir de ce mercredi, pour voir si l'un d'eux serait en mesure de former un gouvernement, après six semaines de tractations infructueuses. Aucun parti ne semble jusqu'à présent en mesure de constituer une majorité stable aussi bien à droite qu'à gauche. Si aucun accord n'est atteint pour la formation d'un gouvernement, la tenue de nouvelles élections législatives serait inévitable.

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