MAROC
27/01/2016 12h:13 CET | Actualisé 27/01/2016 14h:17 CET

L'avocat de Nabil Ayouch empêché de plaider en l'absence de son client

Le procès "surréaliste" de Nabil Ayouch à Marrakech
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Le procès "surréaliste" de Nabil Ayouch à Marrakech

JUSTICE - C'est une scène "surréaliste" qui a eu lieu ce mercredi 27 janvier au tribunal de première instance de Marrakech, selon les mots de Youssef Chehbi, avocat de Nabil Ayouch. Le procès opposant le réalisateur de "Much Loved" à Mustapha Hasnaoui, président de l'association marocaine de défense du citoyen, a pris une tournure "surprenante" dans la matinée.

"Le tribunal nous a refusé de plaider alors que c'est une dérogation qui est possible dans la loi", a déclaré Me Chehbi au HuffPost Maroc. Une "aberration" selon l'avocat qui ne comprend pas, par ailleurs, "l'acharnement" qui a suivi la sortie du dernier long métrage de Nabil Ayouch.

Selon Me Chehbi, la plaidoirie du président de l'Association marocaine de défense du citoyen a pris des "allures folkloriques", interrompue par les applaudissements de dizaines de personnes le soutenant. A la barre, le plaignant a assuré "représenter tous les Marocains".

"Ce qui vient de se passer vient compléter la décision absurde de l'interdiction du film au Maroc alors que le réalisateur n'a même pas demandé d'autorisation de diffusion", dénonce l'avocat qui rappelle que son client "n'a jamais été notifié par écrit de l'interdiction du film" suite à l'annonce du ministère de la Communication.

A la fin d'une matinée mouvementée, le tribunal de première instance de Marrakech a mis sa décision en délibéré pour le 10 février prochain.

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