ALGÉRIE
26/01/2016 06h:12 CET | Actualisé 26/01/2016 06h:12 CET

Iran: le petit fils de l'imam Khomeiny exclu des élections

AFP

Hassan Khomeiny, proche des réformateurs et petit-fils de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, a été exclu des élections du 26 février pour l'Assemblée des experts, a écrit mercredi son fils sur son compte Instagram.

Ahmad Khomeiny a expliqué cette exclusion par le fait que le Conseil des Gardiens de la Constitution n'avait pas pu "vérifier les compétences" religieuses de Hassan Khomeiny, un religieux de rang moyen âgé de 43 ans.

"Hier soir, il est devenu clair que le Conseil des Gardiens de la Constitution n'a pas pu vérifier la compétence scientifique (religieuse) de mon père malgré l'avis de dizaine de dignitaires religieux", écrit Ahmad Khomeiny sur son compte.

Hassan Khomeiny n'avait pas participé à un examen de théologie organisé début janvier par ce Conseil dans la ville sainte de Qom, auquel ont pris part quelque 400 candidats.

Le Conseil des Gardiens chargé de superviser les élections est contrôlé par les conservateurs.

Selon le porte-parole de la commission centrale de la surveillance des élections, Siamak Rah-Peyk, 166 candidats ont été approuvés pour participer à l'élection alors que l'Assemblée des experts comptera 88 membres.

Cette assemblée, qui comprend actuellement 86 membres, est chargée de nommer, surveiller et éventuellement démettre le guide suprême iranien. Elle peut avoir un rôle important en cas de disparition du numéro un iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, âgé de 76 ans.

Sur les 800 candidats inscrits, 158 se sont désistés, 111 n'étaient pas autorisés à s'inscrire et 152 n'ont pas participé à l'examen de théologie. Et "sur les 373 candidats dont le dossier a été examiné, 166 ont été approuvés et 207 ont été rejetés", a déclaré M. Rah-Peyk.

Les candidats rejetés peuvent encore faire appel jusqu'au 30 janvier.

En revanche, l'ancien président Akbar Hashemi Rafsandjani et l'actuel président Hassan Rohani ont été approuvés.

Les élections pour l'assemblée des experts se dérouleront en même temps que celles pour le parlement. Les deux assemblées sont actuellement contrôlées par les conservateurs.

Ces scrutins sont cruciaux pour le président modéré Hassan Rohani qui espère obtenir une majorité d'élus réformateurs et modérés au Parlement afin d'avoir les coudées franches pour appliquer ses réformes politiques et sociales.

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