ALGÉRIE
26/01/2016 12h:32 CET | Actualisé 26/01/2016 12h:32 CET

Danemark: la réforme controversée du droit d'asile adoptée au Parlement

Martin Henriksen, left, and Christian Langballe from The Danish People's Party, sit in Parliament, in Copenhagen on Tuesday Jan. 26, 2016. Denmark's Parliament is expected to vote allow police seizing valuables worth more than $1,500 from asylum-seekers to help cover their housing and food costs while their cases were being processed. (Peter Hove Olesen/ POLFOTO via AP)  DENMARK OUT
ASSOCIATED PRESS
Martin Henriksen, left, and Christian Langballe from The Danish People's Party, sit in Parliament, in Copenhagen on Tuesday Jan. 26, 2016. Denmark's Parliament is expected to vote allow police seizing valuables worth more than $1,500 from asylum-seekers to help cover their housing and food costs while their cases were being processed. (Peter Hove Olesen/ POLFOTO via AP) DENMARK OUT

Le Parlement danois a adopté mardi à une écrasante majorité sa réforme décriée du droit d'asile qui vise à décourager les migrants de tenter leur chance dans le pays sous peine de se voir confisquer leurs effets personnels de valeur.

Après un peu moins de quatre heures de débats, le texte présenté par le gouvernement minoritaire du Premier ministre libéral Lars Løkke Rasmussen a recueilli les voix de 81 parlementaires sur les 109 présents, tandis que 27 ont voté contre et un s'est abstenu.

Soixante-dix élus n'ont pas participé au scrutin.

Sans véritable enjeu depuis l'accord annoncé début janvier entre la droite et les sociaux-démocrates, principale formation d'opposition, le vote de mardi a néanmoins permis aux parlementaires écologistes et d'extrême gauche de livrer un baroud d'honneur.

Ils se sont succédé à la tribune pour fustiger un texte qui, selon eux, fait souffler un vent de nationalisme sur le pays scandinave.

Accusée par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) de nourrir la peur et la xénophobie, la réforme prévoit de confisquer les effets de valeur des migrants, de diminuer leurs droits sociaux, et d'allonger les délais de regroupement familial et d'octroi du permis de séjour permanent.

"Tant que le monde ne s'unira pas et ne trouvera pas une solution commune, le Danemark doit agir", a justifié le député libéral Jakob Ellemann-Jensen.

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