MAROC
26/01/2016 07h:11 CET | Actualisé 26/01/2016 07h:13 CET

Chantage royal: La cour d'appel de Paris rejette la demande des deux journalistes d'annuler les enregistrements

Les enregistrements seront bien pris en compte lors de l’enquête
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Les enregistrements seront bien pris en compte lors de l’enquête

POLÉMIQUE - La chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris a rejeté, mardi 26 janvier, la demande des avocats des deux journalistes français Eric Laurent et Catherine Graciet, poursuivis pour tentative d’extorsion de fonds au roi Mohammed VI, d’annuler les enregistrements audio selon lesquels ils auraient réclamé une somme d’argent en contrepartie de la non publication d’un livre critique sur la personne du roi.

Le 15 décembre 2015, les avocats avaient demandé l’annulation des enregistrements de deux rendez-vous des journalistes avec Hicham Naciri, l’avocat du palais. Ce dernier avait enregistré à l’aide de son téléphone l’échange avec les deux mis en cause, qui explicitaient leurs intentions.

Ils ont notamment reproché au parquet de Paris puis aux juges d'instruction d'avoir laissé l'avocat marocain réaliser lui-même ces enregistrements, avec son téléphone portable, alors qu'une procédure judiciaire était ouverte après le premier rendez-vous. Or, dans un tel cadre, la sonorisation d'un lieu répond à des règles strictes, soutiennent-ils.

Soupçonnés d'avoir voulu extorquer trois millions de dirhams, les deux mis en examen ont contesté avoir été à l'initiative d'un chantage, évoquant une transaction qui s'est nouée librement. Cette transaction rocambolesque s'était scellée fin août entre l’avocat marocain Hicham Naciri, et les deux auteurs dans un palace parisien, avec signature d'un contrat et remise de deux enveloppes de 40.000 euros.

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