MAROC
26/01/2016 08h:24 CET | Actualisé 26/01/2016 08h:28 CET

Casablanca: 1/3 des acquéreurs ne résident pas dans les logements sociaux

Casablanca: 1/3 des acquéreurs ne résident pas dans les logements sociaux
Casablanca: 1/3 des acquéreurs ne résident pas dans les logements sociaux

HABITAT - Les logements sociaux ne profitent décidément pas à ceux qui en ont le plus besoin. C’est ce qui ressort des révélations de Omar Faraj, directeur général des impôts au quotidien l’Economiste.

"Pour la seule ville de Casablanca, nous avons constaté après avoir consulté les bases de données des concessionnaires d’eau et d’électricité, que pratiquement le tiers des acquéreurs ne résident pas dans les logements qui font l’objet d’une exonération de TVA", a indiqué le haut fonctionnaire.

Le programme des logements sociaux a été lancé en 2010 et devrait durer jusqu’en 2020. Destiné aux personnes à bas revenus, ces habitations ont été rapidement transformées en résidences secondaires par certains acquéreurs. C’est le cas notamment de certains logements situés dans la région balnéaire de Casablanca. "Depuis 2010 à fin 2015, l’Etat a reversé aux ménages plus de 7 milliards de dirhams au titre de la TVA sur le logement social", indique le titre de presse.

Les propriétaires qui n’habitent pas dans les logements exonérés d’impôt devront rembourser un montant de 40.000 dirhams au fisc, plus les pénalités de retard. Depuis le 1er janvier 2016, l’acquéreur devra fournir des documents prouvant que "le logement a été affecté à l’habitation principale du bénéficiaire pendant au moins quatre ans".

Répondant à une question à la première chambre en novembre dernier au sujet de l’accélération du rythme de réalisation de logements sociaux, le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, avait affirmé que "le programme du logement social au Maroc avait atteint ses limites". Il avait aussi appelé à "réfléchir à de nouveaux dispositifs visant à soutenir les familles défavorisées pour accéder à un logement décent".

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