TUNISIE
25/01/2016 09h:40 CET | Actualisé 25/01/2016 12h:36 CET

Tunisie: Manifestation de policiers après l'échec des négociations avec le gouvernement sur l'augmentation des salaires

Police officers patrol in the main avenue of  Tunis, Thursday, Nov. 26, 2015. Tunisian authorities have identified a suicide bomber who targeted presidential guards in a deadly attack, saying he was a 27-year-old local street vendor. The Islamic State group claimed responsibility for Tuesday's attack on a bus in central Tunis, which left 12 dead plus the attacker. (AP Photo/Hassene Dridi)
ASSOCIATED PRESS
Police officers patrol in the main avenue of Tunis, Thursday, Nov. 26, 2015. Tunisian authorities have identified a suicide bomber who targeted presidential guards in a deadly attack, saying he was a 27-year-old local street vendor. The Islamic State group claimed responsibility for Tuesday's attack on a bus in central Tunis, which left 12 dead plus the attacker. (AP Photo/Hassene Dridi)

Plusieurs centaines de membres des forces de l'ordre ont manifesté lundi devant le palais présidentiel à Carthage, près de Tunis, réclamant principalement une hausse de leurs salaires, a constaté un photographe de l'AFP.

Les participants, habillés en civil, ont scandé plusieurs slogans - "Nos comptes sont dans le rouge", "Je défends ma patrie mais aussi mes droits" -, selon la même source.

Des membres de la garde présidentielle, endeuillée fin novembre par un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (12 agents tués), n'ont pas participé mais portaient des brassards en signe de solidarité avec le mouvement.

"Ces manifestations interviennent après l'échec de négociations avec le gouvernement sur l'augmentation des salaires", a déclaré à l'AFP le porte-parole du syndicat national des forces de sécurité intérieure, Riadh Rezgui.

Selon un responsable mandaté par la présidence du gouvernement, cité dans un procès-verbal de récentes négociations tenues au ministère de l'Intérieur, le coût des hausses de salaires demandées représentent une somme de près d'un milliard de dinars (450 millions d'euros).

Les syndicats des forces de l'ordre font valoir l'augmentation du coût de la vie au cours des dernières années en Tunisie.

Elles font aussi face à la difficulté croissante de leur tâche, dans un pays à la fois ciblé par des attentats jihadistes et théâtre de multiples mouvements sociaux.

Cette manifestation survient ainsi dans la foulée d'une vague de contestation sociale ayant secoué de nombreuses régions la semaine écoulée, contraignant les autorités à décréter un couvre-feu nocturne sur l'ensemble du territoire.

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