MAROC
25/01/2016 07h:43 CET | Actualisé 25/01/2016 13h:10 CET

"Colère gouvernementale" contre El Khalfi après la censure de Sciences & Avenir ?

"Colère gouvernementale" contre El Khalfi après la censure de Sciences & Avenir ?
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"Colère gouvernementale" contre El Khalfi après la censure de Sciences & Avenir ?

INTERDICTION - Citant une source anonyme, le site d'informations Barlamane.com rapporte, dans un article, que l'interdiction du magazine Science & Avenir par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi n'a pas été du goût des membres du gouvernement, Abdelilah Benkirane en tête.

Selon Barlamane.com, des ministres ont critiqué la décision d'interdire le magazine, durant le Conseil du gouvernement tenu le jeudi 14 janvier, et ont reproché au porte-parole du gouvernement d'avoir pris une décision qui ne reflète pas "l'ouverture du Maroc à la science et les avancées engrangées en matière de liberté d'expression", selon les termes utilisés par le site d'informations.

Toujours selon Barlamane.com, pour nombre de ministres, la décision d'El Khalfi a été motivée "par ses croyances propres et ses convictions religieuses", et ne rejoint en rien le point de vue du gouvernement sur la question. Plus étonnant, le site d'informations rapporte que le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a donné raison à ses ministres et a, lui aussi, critiqué la décision de son ministre de la Communication.

Contacté par le HuffPost Maroc au lendemain de l'interdiction du magazine, le ministre de la Communication Mustapha El Khalfi avait préféré parler de "non autorisation de distribution" plutôt que d'interdiction. "Ce n'est qu'une application stricte de la loi. L'article 29 du Code de la presse est clair", avait souligné le ministre PJD, assurant n'avoir "aucun problème avec les idées et analyses exprimées dans le magazine, mais la représentation du prophète est interdite".

Mise à jour: Suite à la publication de cet article, Mustapha El Khalfi a contacté la rédaction du HuffPost Maroc. S'il admet qu'une question sur la non autorisation du dernier hors-série de Sciences et Avenir a bien été posée au parlement, il assure néanmoins qu'aucun ministre ne s'est opposé à cette décision du ministre de la Communication.

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