MAROC
24/01/2016 12h:36 CET | Actualisé 24/01/2016 13h:22 CET

Maroc: Dans les coulisses de l'élection d'Ilyas El Omari à la tête du PAM (VIDÉO)

POLITIQUE - C’est dans la nuit de samedi à dimanche que le 3e congrès du Parti authenticité et modernité (PAM) a élu les 613 membres de son Conseil national. La journée de dimanche a permis d’élire le nouveau secrétaire général, Ilyas El Omari, qui devient ainsi nouveau leader du parti en succédant à Mustapha Bakkoury.

Pour l’ouverture officielle du congrès samedi après-midi, le parti du tracteur avait vu les choses en grand. Plus de 3.500 congressistes s’étaient donné rendez-vous à Bouznika sous un chapiteau géant pour assister à une cérémonie aux allures de campagne américaine. Une journée marquée par la forte présence de partis étrangers en provenance d’Afrique du Sud, de Palestine, du Nigéria, de France, de Belgique, d’Espagne, de Tunisie ou encore du Paraguay, avec à la clé des interventions traduites en quatre langues sous l'objectif d'une nuée de caméras.

Grand favori, le nouveau patron du PAM Ilyas El Omari a su cultiver la discrétion. Cible de toutes les attentions, il s’est pourtant éclipsé de la salle avant même la fin de la séance sans donner de déclarations officielles. "Moi vous me connaissez je fais de la réal-politique", a-t-il simplement glissé aux journalistes présents sur place.

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Alors que Fatima Zahra Mansouri vient d'être élue à la présidence du Conseil national du PAM en ce début d'après-midi, dans l’intervalle, le mot d’ordre des PAMistes semble être celui de la précaution. "Si Monsieur Mustapha Bakkoury, qui a un mandat plus que parfait, ne veut pas se représenter, je soutiendrai alors la candidature d’Ilyas El Omari", avait déclaré pour sa part Mehdi Bensaïd, député du PAM et président de la Commission des affaires étrangères à la première chambre, ajoutant que le désormais ex numéro 2 "représente aujourd’hui dans la phase où nous sommes par rapport aux défis que nous avons cette année, à savoir les échéances électorales, la personne qui peut amener la victoire pour notre parti".

Plusieurs représentants de partis politiques nationaux avaient également fait le déplacement. Sur fond de polémique avec l’absence très remarquée d’Abdelillah Benkirane, le PJD avait déplacé pour l’occasion le ministre de l'Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi qui n’a manqué de rappeler que "Benkirane a ses propres raisons pour ne pas venir", tout en ajoutant que le parti du tracteur avait fait "preuve de bon sens". "Ce sont eux qui nous ont invités et on ne peut pas refuser une invitation, nous n’avons pas l’habitude de refuser cela en politique, c’est une compétition honorable", a-t-il ajouté.

Les trois partis de la gauche PSU, PADS et CNI ont également brillé par leur absence. Les principaux chefs de partis tels que Hamid Chabat (Istiqlal), Nabil Benabdellah (PPS), Mohamed Sajid (UC), Driss Lachgar (USFP), Mohand Laenser (MP) avaient en revanche répondu présent à l’appel du parti du tracteur. Salaheddine Mezouar, président du RNI avait pour sa part dépêché le ministre de l'Economie et des Finances, Mohamed Boussaid pour le représenter.

Lors de ce congrès, le Parti a également souhaité adresser un message clair et ainsi dessiner son référentiel idéologique, à savoir la social-démocratie. "Notre projet est social démocrate et progressiste", a ainsi confirmé Mehdi Bensaïd. A noter que ce Congrès a également validé d’importants changements organisationnels, telsque la création d’un Bureau fédéral chapeauté par le secrétaire général du parti.

Galerie photoLe Congrès du PAM en images (24 janvier 2015) Voyez les images