ALGÉRIE
23/01/2016 10h:45 CET | Actualisé 23/01/2016 10h:59 CET

Ouverture du premier centre de traitement d'hémophilie à Alger

Abada Latifa

Bonne nouvelles pour les malades atteint d’hémophilie en Algérie. Les responsables du laboratoire pharmaceutique Bayer, ont procédé aujourd’hui à l’inauguration d’un centre de traitement de l’hémophilie au CHU de Beni Messous.

Au cours d’une visite de ce centre, le chef de service hémophilie le professeur Nekkal, a indiqué que ce centre accueillera plus de 300 personnes atteintes d’hémophilie.

Il prend en charge les adaptations thérapeutiques, le dépistage précoce des complications, l’éducation aux soins, l’organisation de la rééducation, les décisions chirurgicales, la formation médicale continue et la coordination entre les équipes médicales des différents services.

Le centre de soins est un bâtiment de deux niveaux d’une superficie de plus de 200m2.

Il comprend des salles de consultation et de soins, un centre d’accueil pour les enfants et une salle de réunion où des ateliers d’éducation thérapeutique et sanitaire seront animés.

Selon la présidente de l’association nationale des hémophiles Latifa Lamhene, les prévisions arrêtées en juin 2015 indiquent que plus de 3000 patients souffrent de cette maladie orpheline et autres troubles de coagulation en Algérie.

Elle salue l’initiative prise par le laboratoire Bayer, mais ne manquera pas de relever le déficit « énorme » quant à la prise en charge de cette maladie.

"Nous devrions avoir au moins un centre par région, ensuite un centre par CHU". Elle ajoute que pour y parvenir ceci le ministère de la santé devrait intégrer dans ses programmes de doter chaque région d’un centre de traitement.

Actuellement les hémophiles sont dispersés entre les différents services du CHU de Bebi-Messous et l’hopital du jour de Bouzaréah.

Certains se rendent aux urgences de l’hôpital Mustapha, reçoivent leur injection de la pharmacie de l’hôpital et repartent sans aucun suivi déplore-t-elle.

Concernant l’aspect héréditaire de cette maladie qui se traduit par l’incapacité du sang à coaguler, elle explique que La fédération mondiale de l’hémophile confirme que 50% des cas son des hémophiles dits sporadiques, soit 30% de la population atteinte de cette maladie n’a pas de cas dans la famille.

Pour rappel ce centre est le deuxième centre du genre en Algérie.

En 2013, le premier centre-pilote a été ouvert au niveau du service d’hématologie du CHU de Constantine

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