MAROC
23/01/2016 07h:56 CET | Actualisé 23/01/2016 07h:56 CET

Google a payé 1 milliard de dollars en 2014 pour sa barre de recherche sur iPhone

A man checks the Apple Music streaming site using his Apple Inc. iPhone 6s as he stands framed against a wall bearing the Apple logo in this arranged photograph in London, U.K., on Wednesday, Dec. 23, 2015. Beatles songs will now be available around the world on nine streaming services including Apple, Spotify, Deezer and Google Play, the bands record company, Vivendi SAs Universal Music Group, said Wednesday in a statement. Photographer: Chris Ratcliffe/Bloomberg via Getty Images
Bloomberg via Getty Images
A man checks the Apple Music streaming site using his Apple Inc. iPhone 6s as he stands framed against a wall bearing the Apple logo in this arranged photograph in London, U.K., on Wednesday, Dec. 23, 2015. Beatles songs will now be available around the world on nine streaming services including Apple, Spotify, Deezer and Google Play, the bands record company, Vivendi SAs Universal Music Group, said Wednesday in a statement. Photographer: Chris Ratcliffe/Bloomberg via Getty Images

Le géant internet américain Google a payé un milliard de dollars en 2014 à son rival Apple pour que ce dernier conserve sa barre de recherche sur l'iPhone, affirme l'agence Bloomberg en citant des documents judiciaires.

Bloomberg dit avoir tiré cette information d'une transcription judiciaire pour une affaire opposant depuis plusieurs années Google au groupe informatique Oracle. Le chiffre a été mentionné par une avocate d'Oracle lors d'une audition le 14 janvier, mais n'aurait jamais dû être dévoilé, car confidentiel, selon Google qui a demandé que l'information soit scellée.

D'après l'agence, l'avocate d'Oracle a évoqué dans le même contexte un chiffre d'affaires de 31 milliards de dollars et des bénéfices de 22 milliards pour Android, le système d'exploitation mobile de Google. Ce logiciel, utilisé par de nombreuses marques depuis 2008, fait aujourd'hui fonctionner plus de 80% des téléphones intelligents vendus dans le monde.

Le transcription du 14 janvier n'était plus disponible vendredi dans les archives publiques sur l'affaire, a constaté l'AFP. Les derniers documents accessibles sont des motions des deux parties autour d'une demande de Google pour faire sceller une partie de cette transcription.

La motion du géant internet porte sur « des informations hautement confidentielles liées à un accord entre Google et Apple, qui n'est pas partie prenante du procès », ainsi que sur « des informations hautement sensibles et confidentielles sur les revenus et les bénéfices d'Android, qui sont dérivés de documents financiers internes de Google ». Elle demande de retirer ces chiffres de la transcription publique en invoquant de possibles « effets négatifs importants sur l'activité de Google ».

Oracle estime de son côté que les chiffres de revenus, selon lui « extraordinaires » d'Android, jouent un rôle important dans l'affaire qui l'oppose au géant internet : il poursuit en effet Google pour avoir utilisé sans autorisation dans Android des éléments du code de programmation Java, et réclame des dédommagements en rapport avec les bénéfices retirés par Google.

Oracle est propriétaire de Java depuis qu'il en a racheté le concepteur Sun Microsystems en 2010, et accuse Google de violation de droits d'auteurs.

Depuis une réorganisation l'année dernière, Google est une filiale de la nouvelle holding Alphabet.

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