ALGÉRIE
23/01/2016 03h:08 CET | Actualisé 23/01/2016 03h:11 CET

Le jeu d'échecs c'est "haram" décrète le grand mufti d'Arabie saoudite (VIDÉO)

jeu échecs

Quand les religieux se sentent obligés de répondre à toutes les questions y compris les plus saugrenues... ils prennent le risque de radoter. Et ils ont tendance à radoter beaucoup. La dernière fatwa qui suscite une grande polémique en raison de son coté ridicule est venue du grand mufti d'Arabie saoudite en personne. A l'en croire, tous les musulmans qui se remuent les méninges à jouer les échecs sont dans la perdition et dans le haram.

A une question sur le jeu d'échecs, le Grand Mufti, le Cheikh Abdulazziz Bin Abdullah a été catégorique : c'est Haram car ce serait une "perte de temps et d'argent". Le mufti n'a pas hésité à aligner le jeu d'échecs avec les jeux de hasards qui sont effectivement prohibés en Islam.

Pire, le jeu d'échec provoquerait aussi une sorte de haine de classe puisque aussi bien les pauvres que les riches - pour peu qu'ils aient quelque chose dans la tête - peuvent y jouer. Cela créerait de l'inimité entre ces deux classes... La fatwa suscite bien entendu des commentaires outragés sur les réseaux sociaux. Le jeu d'échecs a-t-il décrété est du même registre que "le vin, le jeu de hasard... une abomination, œuvre du diable"

Le même mufti et d'autres religieux saoudiens ont émis par le passé des fatwas contre l'organisation de manifestations de soutien à la population de Gaza qui subissait alors les bombardements israéliens. Pour le mufti, ce n'est que du "chahut et de bruit dont il ne sort rien de bon".

Un autre religieux saoudien avait qualifié ces manifestations pour Gaza de "corruption sur la terre car elles donnent lieu à des actes d'anarchies et de destruction".

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Les fatwas délirantes n'ont jamais manqué en Arabie Saoudite et ailleurs. Comme la Fatwa qui prétend résoudre le "problème" de l'isolement entre un homme et une femme dans un lieu du travail, la "tradition" laissant entendre le diable est le troisième étant toujours là pour inciter au "mal".

Une solution paradoxalement des plus licencieuses... puisqu'il suffirait que la femme donne le sein trois fois à son collègue pour qu'il devienne semblable à son fils et rend sans conséquence le fait de s'isoler avec lui.

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