ALGÉRIE
22/01/2016 09h:15 CET | Actualisé 22/01/2016 09h:16 CET

Espagne: Podemos propose de former un gouvernement avec les socialistes

Le roi d'Espagne, Felipe VI (g), et le chef du parti Podemos, Pablo Iglesias, à Madrid le 22 janvier 2016  © EFE/AFP ANGEL DIAZ
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Le roi d'Espagne, Felipe VI (g), et le chef du parti Podemos, Pablo Iglesias, à Madrid le 22 janvier 2016 © EFE/AFP ANGEL DIAZ

Le chef du parti de gauche radicale Podemos Pablo Iglesias a proposé vendredi de former un gouvernement avec le Parti socialiste, rapprochant la gauche du pouvoir en Espagne après les élections du 20 décembre.

Pablo Iglesias a annoncé dans une conférence de presse avoir fait part au roi Felipe VI de notre volonté de former un gouvernement avec le Parti socialiste et Izquierda unida (Gauche unie, écolo-communistes). Il a ajouté qu'il briguait la vice-présidence du gouvernement.

Les élections législatives du 20 décembre en Espagne ont laissé un Parlement fragmenté, le Parti Populaire au pouvoir depuis 2011 n'obtenant que 28,7% des suffrages. Avec 119 sièges au Congrès il peine donc à former un gouvernement, d'autant que face à lui s'alignent le Parti socialiste (22% des voix et 89 sièges) et Podemos et ses alliés (20,6%, 65 députés), ainsi qu'Izquierda Unida (deux députés).

Le PP ne peut en effet pour l'instant pas compter sur les centristes de Ciudadanos, qui privilégient l'abstention.

Pablo Iglesias a fixé comme condition la présence au gouvernement de son parti mais aussi d'Izquierda unida.

Il a aussi souhaité pour Podemos des responsabilités de gouvernement centrales et fondamentales et l'adoption dans les cent premiers jours de mesures d'urgence sociale notamment pour freiner les expulsions de logements de particuliers surendettés et prendre en charge les très nombreux chômeurs en fin de droits.

Il a également souhaité des mesures de justice sociale et de lutte contre la corruption, ainsi qu'une réforme de la justice et du système électoral.

Il a précisé que s'il était au gouvernement, l'Espagne honorerait sa dette, mais qu'il faudrait réduire le déficit à un rythme plus lent, et renoncer à la politique d'austérité, estimant que l'administration allemande avait trop de poids en Europe.

Galerie photoLe roi d'Espagne Felipe VI avec le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias Voyez les images

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