TUNISIE
21/01/2016 08h:50 CET | Actualisé 21/01/2016 10h:36 CET

Tunisie - Habib Essid à Davos: "L'ancien modèle de développement n'a pas marché"

La Tunisie doit trouver un nouveau modèle de développement pour remédier au chômage et à l'exclusion sociale, qui continuent de provoquer des troubles bien qu'ils aient largement motivé la révolution de 2011, a déclaré jeudi son premier ministre Habib Essid.

"Le modèle de développement qui a été suivi pendant les 23 dernières années et plus n'a pas marché. L'objectif principal est de trouver un nouveau modèle de développement (...) qui s'appuie sur la justice sociale", a dit M. Essid au Forum de Davos (Suisse), en allusion aux 23 ans de dictature de Zine El Abidine Ben Ali, renversé par le soulèvement de janvier 2011.

Le responsable tunisien s'exprimait alors que le centre défavorisé du pays -notamment la ville de Kasserine- est agité depuis plusieurs jours par des mouvements de protestation et des manifestations pour réclamer des emplois, suite au décès d'un jeune chômeur.

C'est du centre de la Tunisie qu'était parti le soulèvement de fin 2010-début 2011, après l'immolation d'un vendeur ambulant à Sidi Bouzid, non loin de Kasserine.

"Il y a des régions intérieures qui n'ont pas eu leur part (de développement) par le passé. Il y a beaucoup de disparités entre les régions", a poursuivi M. Essid.

Le chômage "est le problème essentiel auquel nous faisons face et l'une des priorités du gouvernement", a-t-il reconnu, mais "nous n'avons pas de baguette magique pour en finir en peu de temps (...). Il faut convaincre les jeunes et les chômeurs que ça ne peut pas se faire sur une courte période".

"Nous avons des programmes importants que nous avons lancés pour suivre les chômeurs de A à Z" car l'un des principaux problèmes en Tunisie, a-t-il ajouté, est "la non conformité entre la formation et les emplois".

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