ALGÉRIE
21/01/2016 04h:30 CET

Habib Yousfi (CGEOA) continue de dénoncer le "favoritisme" en faveur de Ali Haddad qui réplique

Capture ecran

Il n’y a pas que Louisa Hanoune ou les "19-4" qui attaquent Ali Haddad, le président de l’organisation patronale, Forum des chefs d’entreprises (FCE). Depuis plusieurs mois, Habib Yousfi, président d’une organisation rivale, la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEOA), multiplie les dénonciations du "favoritisme" dont ferait preuve le gouvernement en faveur du FCE et d’Ali Haddad.

Il est encore revenu à la charge, à Oran, au cours d’un forum organisé par un journal local "echabab al-jadid" en s’interrogeant sur les raisons qui poussent le gouvernement à aider Ali Haddad et pas les autres.

"Y a-t-il un gouvernement officiel en Algérie ? Qui est le chef de gouvernement ? Est-ce Haddad ou quoi ?" s’est-il exclamé en appelant les autorités à ouvrir le champ aux investisseurs hors FCE.

Habib Yousfi a appelé à mener des enquêtes sur des concessionnaires qui seraient actionnaires dans des usines d’automobiles d’où ils importent, via des sociétés écrans, pour doubler leur bénéfices.

De son coté, Saïda Neghza, vice-présidente de la CGEOA, promet à Haddad un « verdict populaire ». "Je ne défierais plus Haddad à l’avenir, mais le peuple va lui répondre en avril quand les factures de l’électricité et de l’eau vont arriver"!

Ali Haddad a répondu, hier, à ces attaques récurrentes de Habib Yousfi, qui dirige la CGEOA depuis la fin des années 80 en niant "monopoliser la représentation patronale au détriment des autres organisations".

Le FCE, a-t-il déclaré n’a jamais "empêché qui que ce soit d’activer, de rencontrer les pouvoirs publics et de leurs faire part de leurs doléances ou propositions ?" , pas plus qu’il n’a le "pouvoir d’empêcher qui que ce soit d’inviter des organisations patronales étrangères, ou de leur rendre visite ?".

Selon lui, ceux qui parmi les organisations patronales critiquent le FCE, doivent "chercher ailleurs" les causes de leur déficit de représentativité.

"La représentativité on la perd systématiquement dès qu’on commence à verser dans les polémiques stériles étrangères au monde de l’entreprise, et dès qu’on abandonne la rigueur, le bon sens et les préoccupations concernant l’avenir de tout un pays" a-t-il déclaré.

Pour lui, la représentativité ne peut pas s’accommoder de structures et de personnages qui tentent de dresser les opérateurs économiques les uns contre les autres, alors qu’ils sont censés avoir un même idéal, "celui de contribuer au développement du pays."

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.