MAROC
20/01/2016 09h:26 CET | Actualisé 20/01/2016 09h:29 CET

Maroc et Suède s'accordent sur le sort des mineurs marocains sans papiers

Le Maroc va rapatrier les mineurs marocains sans papiers de Suède
AFP
Le Maroc va rapatrier les mineurs marocains sans papiers de Suède

IMMIGRATION - C'était l'un des thèmes au menu de la visite de deux jours de Rachid Talbi El Alami, président de la Chambre des représentants, à Stockholm: le sort des enfants des rues en Suède, majoritairement originaires du Maroc, pose problème au gouvernement suédois qui souhaite les rapatrier plus facilement dans leur pays d'origine.

Mardi 19 janvier, les deux pays se sont ainsi engagés à créer un comité de travail chargé de faciliter l'identification des mineurs marocains sans papiers et leur retour au Maroc. De son côté, la Suède s'est dite prête à apporter "une expertise technique et de formation" au gouvernement marocain, notamment pour la réhabilitation des enfants.

"Nous avons eu de bonnes discussions, et nous avons convenu de travailler ensemble pour un meilleur retour des ressortissants marocains", a déclaré le ministre de l'Intérieur Anders Ygeman, selon les propos rapportés par les médias suédois.

Crime et drogue

Environ 800 mineurs non accompagnés en provenance du Maroc et d'autres pays d'Afrique du Nord vivraient principalement dans les rues de Stockholm et Göteborg, selon le ministère suédois de la Justice.

"Les adolescents vivent une vie très vulnérable, souvent liée au crime et à la drogue. Ils ont rarement droit à l'asile, mais les autorités suédoises ont beaucoup de mal à les renvoyer dans leur pays d'origine", indique le site suédois VLT.se, qui rappelle que le ministre de l'Intérieur avait déjà critiqué le gouvernement marocain qui, selon lui, devait assumer ses responsabilités concernant le rapatriement des mineurs clandestins.

En février 2015, la vidéo d'un Marocain de 9 ans violemment arrêté par un agent de sécurité dans la ville de Malmö, au sud du pays, avait fait polémique.

La non reconnaissance de la RASD par la Suède annoncée la semaine dernière a permis un dégel des relations entre les deux pays. Début septembre, une proposition de loi déposée par des députés suédois visant à reconnaître le Polisario avait suscité la colère de Rabat, qui avait multiplié les initiatives pour défendre les intérêts marocains.

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