ALGÉRIE
20/01/2016 03h:17 CET | Actualisé 20/01/2016 03h:59 CET

La revue de l'armée algérienne met en relief l'impact positif de la réorganisation des services (DRS)

Le général Mohamed Médiene dit Toufik, ancien patron du DRS
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Le général Mohamed Médiene dit Toufik, ancien patron du DRS

La revue El Djeich (l'armée) salue dans sa dernière édition l’impact positif de la réorganisation du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) en cours depuis au moins trois ans et qui a culminé avec la mise à la retraite du général de corps d'armée, Mohamed Médiene, dit Toufik, son patron pendant 25 ans.

Mis à la retraite le 13 septembre 2015, le général Toufik a été remplacé par le général Athmane Tartag dit Bachir, qui fut longtemps son numéro 2 avant de devenir conseiller à la présidence. Le général Mohamed Médiene a dirigé le DRS pendant 25 ans, une période où l'Algérie a vu passer cinq présidents et une dizaine de chef de gouvernement.

Ces changements, indique l'éditorial, ont permis une efficacité opérationnelle plus grande du fait de l'exploitation rapide de l'information et de l'unification du centre de prise de décision.

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Une allusion claire à l'autonomisation du DRS à la faveur de la crise des années 90. De manière implicite, l'éditorial laisse entendre que les services de renseignements sont redevenus, ce qu'ils étaient auparavant, un des départements relevant de l'état-major.

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El Djeich évoque ainsi une "stratégie sécuritaire efficace reposant sur un déploiement judicieux des unités militaires et une parfaite coordination entre les différentes forces et autres composantes de nos forces armées."

L'éditorial souligne à cet effet que les changements "opérés au niveau des structures organisationnelles de l’ANP" ainé que "certains changements et opérations de réorganisation et de restructuration qui ont touché certaines de ses composantes" ont permis une "exploitation maximale, immédiate et efficiente de l’information, l’unification du centre de prise de décision".

L'article met en relief les résultats obtenus par cette restructuration qui "grandement contribué à l’obtention de résultats significatifs sur le terrain durant l’exercice écoulé au regard de l’exceptionnel bilan enregistré sur le plan de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la contrebande et qui s’est traduit par l’élimination de 157 terroristes dont dix chefs qui avaient rejoint les groupes terroristes depuis 1994".

Tiguentourine, trois ans après

Une critique implicite de l'autonomisation des services de renseignements à la faveur des années 90. Pour certains analystes, les premiers signaux de ce besoin de réorganisation ont eu lieu avec l'attaque terroriste de la base gazière de Tiguentourine, le 16 janvier 2013.

Un échec grave qui, ainsi que le note l'un deux, marque désormais la doctrine sécuritaire avec un mot d'ordre "plus jamais un Tiguentourine bis."

"Certains, non sans raison, situent la raison profonde de la réorganisation des services de renseignements algériens comme une des conséquences de l’évaluation de l'attaque de Tiguentourine. Car le fait qu'un groupe armé ait pu pénétrer dans la base gazière et prendre en otage des étrangers est un grave échec sécuritaire qu'il fallait impérieusement analyser et traiter".

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