ALGÉRIE
19/01/2016 08h:51 CET | Actualisé 19/01/2016 12h:32 CET

Article 51: "Ce n'est pas à M. Ouyahia de me dire si je suis Algérien ou pas" (Kamal Benkoussa)

Radio M

L'ancien trader à la City de Londres Kamal Benkoussa a réagi au projet de la révision de la constitution ce mardi 19 janvier sur les ondes de Radio M. L'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2014 en Algérie a qualifié de "faux débat" la polémique autour de l'article 51, estimant que le plus important était ce que "les Algériens vivront demain".

L'article 51 du projet de révision de la constitution stipule que "la nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques", excluant ainsi les binationaux des hautes fonctions politiques du pays. Cette mesure a provoqué une polémique depuis la présentation du projet par le chef de cabinet de la présidence Ahmed Ouyahia le 5 janvier dernier.

"Ce n'est pas à M. Ouyahia de me dire si je suis Algérien ou pas", a martelé le binational Kamal Benkoussa. Et d'ajouter: "Je pense que je n'ai pas à prouver le sang versé par mes grand-parents, par ma famille pour libérer ce pays".

L'invité du direct de la webradio a indiqué avoir été "choqué" de la déclaration d'Ahmed Ouyahia estimant qu'il faut "vivre avec les Algériens pour aimer son pays".

"J'ai le sentiment que vous n'avez pas vécu avec les Algériens pour avoir fait ce que vous avez fait", a déclaré Kamal Benkoussa en s'adressant au chef de cabinet de la présidence, en référence aux décisions "forcées par le FMI" durant les années 90.

"L'Algérie a besoin de tous ces enfants, il n'y a pas d'Algériens de seconde zone", a conclu l'ancien candidat à la présidence.

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