MAROC
19/01/2016 12h:12 CET | Actualisé 19/01/2016 12h:48 CET

La famille de Tarek Belgacem, abattu devant le commissariat de la Goutte d'Or, va porter plainte

AFP

JUSTICE - La famille de Tarek Belgacem, abattu devant le commissariat de la Goutte d'Or à Paris le 7 janvier, va porter plainte contre X pour homicide volontaire. C'est l'avocat de la famille qui a confirmé à l'agence de presse Reuters cette information publiée à la mi-journée par BFMTV.

En cause, les circonstances dans lesquelles l'homme a été abattu. "Ça a tout l'air d'un homicide volontaire", estime l'avocat Nasr Azaiez, mandaté par le père de Tarek Belgacem. Pour lui ça ne fait pas de doute, les policiers "ont tiré pour l'abattre", a-t-il ajouté, toujours cité par Reuters.

La version de la police contestée

Selon le rapport d'enquête, l'homme était arrivé en courant vers les policiers devant le commissariat, situé dans un arrondissement populaire de Paris, en criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe) et en brandissant un hachoir de boucher. Il a refusé de s'arrêter malgré les sommations des policiers, qui ont fait feu.

Une version qui fait tiquer Me Azaiez. "Est-ce que le fait d'exhiber une arme justifie de tuer quelqu'un ? Est-ce que c'est proportionné ?" , s'interroge-t-il. Et ce dernier de contredire la version de la police : "D'après les témoins, il n'avait pas de couteau et n'a pas crié 'Allah akbar'. Les témoignages sont unanimes."

Après l'avoir abattu, les policiers ont retrouvé sur lui un papier mentionnant une allégeance à l'organisation Etat islamique et une volonté de venger les attaques en Syrie. "Je suis Abou Jihad Tounsi, Tarek Belgacem", était aussi écrit sur ce document. Cet incident avait eu lieu un an jour pour jour après les attaques contre Charlie Hebdo.

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