MAROC
19/01/2016 08h:23 CET | Actualisé 19/01/2016 10h:36 CET

A Casablanca, les rentiers du stationnement

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CASABLANCA - La Cour régionale des comptes de la capitale économique s’est penchée sur les dysfonctionnements du stationnement à Casablanca, dans un rapport fraîchement publié et dont les principales conclusions ont été relayées par nos confrères de l’Économiste.

D’emblée, la Cour régionale des comptes tire la sonnette d’alarme sur "la prolifération alarmante de parkings sauvages et illicites à travers l’ensemble du territoire de la ville".

3.000 places informelles au centre-ville

Bourgogne, Gauthier, Ain Diab… Plusieurs quartiers stratégiques sont touchés par le gardiennage informel. Dans le centre-ville de Casablanca par exemple, pas moins de 3.000 places de parkings clandestins ont été recensées.

Une activité assurée sur des terrains publics ou privés non aménagés par des travailleurs non autorisés, qui cohabitent peu ou prou avec les horodateurs, créant ainsi la confusion chez les automobilistes.

Le rapport pointe également du doigt des tarifs excessifs pratiqués par les gardiens, qui peuvent "atteindre des proportions largement supérieures aux droits prévus à l’arrêté fiscal".

Un manque à gagner de 55 millions de dirhams

Résultat: ces pratiques constituent un manque à gagner de 55 millions de dirhams pour la Commune urbaine de Casablanca. Comme le rapporte l’Économiste, les magistrats n’ont au passage pas manqué de fustiger la reconduction tacite et répétitive du contrat de concession entre la Ville de Casablanca et Casa-Park, gestionnaire des places de stationnement dans plusieurs communes.

Et pour cause, l’accord s’est prolongé sur 21 ans alors qu’il était censé ne pas dépasser les 5 ans. Ce qui s’apparente à une "rente", dénonce encore la Cour régionale des comptes.

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