MAROC
15/01/2016 15h:12 CET | Actualisé 17/01/2016 11h:56 CET

Les stations balnéaires marocaines peinent (encore) à émerger

Les stations balnéaires marocaines peinent (encore) à émerger.
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Les stations balnéaires marocaines peinent (encore) à émerger.

TOURISME - Le plan d’aménagement des stations balnéaires parviendra-t-il à trouver son rythme de croisière? L’année 2016 devrait en tout cas s’ouvrir sur la mise en place d’un nouveau plan de développement stratégique de la station pour la Société de développement Saïdia (SDS).

Une mesure qui prend le contre-pied de l’échec essuyé par un premier plan initialement censé voir le jour fin 2010, de nouveau programmé dans le cadre de la Vision 2020, la stratégie nationale touristique qui prévoit de hisser le Maroc parmi les 20 premières destinations mondiales, et dont certains objectifs sont d’ores et déjà tombés à l’eau, comme celui d’attirer 20 millions de touristes à l’horizon 2020.

Sale temps pour les stations

Lancée en 2009, la station de Saïdia – très sollicitée par les Marocains résidant à l’étranger (MRE) en période estivale – accuse une conjoncture délicate. En proie à un faible taux d’occupation des hôtels, elle s’avère difficilement accessible pour les nationaux. En cause? Les prix des billets d’avion trop élevés. C’est sans compter le retard dans l’exécution d’un projet d’assainissement et les animations qui se font toujours attendre.

En mars 2012, l’hôtelier espagnol Barcélo avait fait faux bond au projet d’aménagement de Saïdia. La raison? "Le manque de dessertes aériennes vers la région, sa faible connexion aérienne, la logistique défaillante, le manque de transport, l’assainissement", avait avancé le groupe.

Taghazout également en proie à des difficultés

La station de Taghazout, à proximité d'Agadir, avait elle aussi enregistré un retard important dans les travaux, notamment la construction d’un hôtel. Un ralentissement des manœuvres qui avait abouti à la résiliation du contrat avec le groupe saoudien Palais des roses, en charge du projet, indiquait Telquel en novembre 2013.

Un désistement renouvelé en 2009 lorsque Mohamed Boussaïd, alors à la tête du ministère du Tourisme, avait mis un terme à la convention à laquelle avait pris part la firme internationale de fonds d'investissement privés Colony Capital. Bon an, mal an, la Société d’aménagement et de promotion de la station de Taghazout (SAPST) est lancée en 2011 pour chapeauter l’aménagement, le développement et la commercialisation du projet.

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