ALGÉRIE
15/01/2016 07h:23 CET | Actualisé 15/01/2016 07h:23 CET

Un mort clinique et cinq patients hospitalisés après un essai thérapeutique à Rennes

AFP

Un cas rarissime. Selon les informations de TF1 et i-Télé, cinq personnes seraient dans un état très grave (et même une "en état de mort clinique") à la suite d'un essai thérapeutique conduit jeudi 14 janvier à Rennes. Comme le précise TF1, "un laboratoire privé a testé une molécule sur des patients".

Toujours selon la chaîne, les premières hospitalisations datent du début de semaine. Selon France Info, les patients victimes ont été pris en charge à l'hôpital de Pontchaillou, à Rennes. La ministre de la Santé Marisol Touraine a confirmé qu'un "accident très grave" s'était déroulé" et annoncé qu'elle se rendrait sur place en début d'après-midi.

Dans un communiqué, la ministre a par ailleurs donné plus d'informations sur cet essai clinique, précisant que six patients avaient été hospitalisés à la suite de l'essai et que l'un d'entre eux était bien "en état de mort cérébrale":

"Cet essai a été réalisé dans un établissement privé autorisé, spécialisé dans la réalisation d’essais cliniques, dans le but d'évaluer la sécurité d'emploi, la tolérance, les profils pharmacologiques de cette molécule, chez des volontaires sains. Cet accident a causé l'hospitalisation de 6 de ces volontaires au CHU de Rennes. L’un d’entre eux, en réanimation, est en état de mort cérébrale".

Si Marisol Touraine n'a dans l'immédiat pas donné de précision sur la nature du médicament utilisé, i-Télé affirme qu'il s'agit d'un "produit antalgique à base de cannabis", qui a été injecté aux patients "dans un centre de recherche agréé par le Ministère de la Santé". Ouest France évoque aussi "un produit à base de cannabis".

Le pôle santé publique du parquet de Paris a ouvert une enquête après l'accident qui a eu lieu au CHU de Rennes. Cette enquête en flagrance, confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Rennes et à un service de gendarmerie spécialisé dans la santé (Oclaesp), a été ouverte pour blessures involontaires supérieures à trois mois, a précisé le parquet de Paris.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.