MAROC
15/01/2016 11h:29 CET | Actualisé 15/01/2016 13h:24 CET

COP22: Les entreprises marocaines et françaises se mettent (déjà) au vert

La rencontre s’inscrit dans le sillage de la dernière rencontre du Club de chefs d’entreprise, organisée le 28 mai dernier à Paris.
Laurent Troude pour Libération
La rencontre s’inscrit dans le sillage de la dernière rencontre du Club de chefs d’entreprise, organisée le 28 mai dernier à Paris.

ENVIRONNEMENT - La société civile n’a visiblement plus le monopole de la protection environnementale. Les patronats marocain et français se mettent eux aussi au vert, à l’approche de la COP22 qui se tient en novembre 2016 à Marrakech.

Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), Xavier Beulin, président du Groupe Avril et Jean-Paul Herteman, président du conseil d’administration du Center for naval analysis (CNA) – tous deux présidents du Club de chefs d’entreprise France-Maroc de MEDEF International – se rendront au Maroc les 10 et 11 mars prochains pour rencontrer une délégation de chefs d’entreprise marocains, selon le site Atlasinfo.

Les discussions s’articuleront autour des infrastructures, de l’énergie, du développement durable et des nouveaux métiers mondiaux au Maroc, en prévision de la conférence internationale sur le climat, dont le principal enjeu sera de traduire juridiquement l’accord planétaire signé à Paris en décembre dernier.

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Une rencontre chapeautée par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), l’Agence française de l’environnement et de maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’ambassade de France au Maroc.

Elle s’inscrit dans le sillage de la dernière rencontre du Club de chefs d’entreprise, organisée le 28 mai dernier à Paris à l’occasion de la Réunion de Haut Niveau France-Maroc, précise une source d’Atlasinfo.

Les entreprises marocaines déjà mobilisées

En matière de protection environnementale, les entreprises du royaume ne sont d’ailleurs pas en reste. Le lancement, le 9 décembre dernier, d'une Commission climat, environnement et économie verte au sein de la CGEM et du Centre marocain de production propre (CMPP) font figure d’exemples.

Deux mesures qui prévoient entre autres "d’encourager les entreprises à adopter des technologies pour une production plus propre et accompagner les entreprises dans les filières vertes", peut-on lire sur le site de la CGEM.

C’est sans compter la mise en place par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement d’un programme de Compensation volontaire carbone. Objectif? Neutraliser les émissions de CO2 liées à leurs activités à travers une contribution financière à la réalisation de projets d’économie, d’énergie, d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables ou de séquestration de carbone.

En marge de la COP21, des dirigeants d'entreprises et responsables de fédérations patronales d'une vingtaine de pays s’étaient réunis en décembre dernier à Paris pour un "sommet mondial des entreprises sur l'énergie et le changement climatique". Dans une déclaration commune, ils avaient demandé que soit signé "un accord ambitieux et global".

"Plusieurs entreprises au Maroc se sont inscrites dans une démarche volontariste dans la compensation carbone", avait indiqué Miriem Bensalah Chaqroun, présidente du patronat marocain. Et d’ajouter que "comme cela a été fait à Paris, nous irons sur un Business dialogue (un groupe de sociétés invitées à participer aux débats de la négociation climatique de la Conférence de Paris, NDLR) avec le gouvernement et le secteur privé".

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