MAROC
14/01/2016 11h:09 CET | Actualisé 14/01/2016 11h:51 CET

France: Soupçonné de fraude aux émissions polluantes, Renault chute lourdement en bourse

Carlos Ghosn, PDG de Renault, a vu la valeur de son groupe chuter de 20% en une demi heure.
AFP/Le HuffPost
Carlos Ghosn, PDG de Renault, a vu la valeur de son groupe chuter de 20% en une demi heure.

AUTOMOBILE - Y aura-t-il un Renaultgate en France, comme il y a eu un Volkswagengate en Allemagne? Suite aux révélations sur des perquisitions menées dans les locaux du constructeur par la DGCCRF, l'action Renault a longé de presque 20% sur les coups de midi, à la bourse de Paris.

Son concurrent Peugeot est pour l'instant entraîné dans sa chute avec une perte de près de 10%.

L'ampleur du désastre a obligé Renault à sortir du bois. En début d'après-midi, il a confirmé les perquisitions de la DGCCRF, mais a assuré que les tests menés sur les moteurs diesel n'ont pas détecté de logiciel truqueur. La précision est sans doute à l'origine de la remontée du titre. Sur les coups de 14 heures, l'action n'était plus qu'en chute de 10%. Le groupe Peugeot a suivi la même direction, en perte de 4%.

A l'origine de ce krach boursier, les services de la répression des fraudes qui ont "perquisitionné" la semaine dernière plusieurs sites Renault en IIe-de-France, a-t-on appris ce matin de sources syndicales, la CGT s'interrogeant sur une possible enquête sur une fraude aux émissions polluantes.

"Des agents de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) sont intervenus sur différents sites Renault jeudi dernier", affirme le 14 janvier dans un tract le syndicat CGT Renault du site de Lardy (Essonne).

La DGCCRF n'a pas trouvé de logiciel truqueur selon Renault

Les "secteurs" concernés ("homologation et mise au point des contrôles moteur") "laissent fortement penser" que ces "perquisitions" sont "liées aux conséquences de l'affaire des 'moteurs truqués' de Volkswagen", écrit le syndicat. "Ils ont récupéré les PC de plusieurs directeurs", précise-t-il.

Les sites visés ont été, selon la CGT, le centre d'ingénierie de Lardy, le technocentre de Guyancourt (Yvelines), le site du Plessis-Robinson et le siège à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Pour sa part, la CFDT a été informée par des militants de perquisitions de la DGCCRF à Lardy et Guyancourt. "Nous avons questionné hier (13 janvier) la direction mais n'avons pas eu de réponse. Tout le monde est surpris", a déclaré Franck Daoût, délégué syndical central CFDT.

Contactée, la DGCCRF n'était pas en mesure de répondre dans l'immédiat, tout comme la direction de Renault. Après le scandale Volkswagen, Renault a annoncé en décembre un plan d'investissements de 50 millions d'euros pour réduire l'écart entre les émissions polluantes de ses voitures en conditions d'homologation et en situation réelle.

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