MAROC
13/01/2016 11h:23 CET | Actualisé 13/01/2016 11h:26 CET

Il a écrit "blablabla" dans sa lettre de motivation et a décroché un CDI

Il a envoyé "blablabla" dans sa lettre de motivation et a décroché un CDI
Julien Chorier pour Le HuffPost
Il a envoyé "blablabla" dans sa lettre de motivation et a décroché un CDI

EMPLOI - "Tout ça, c'est du blabla". Voilà la réflexion que Julien Chorier s'est fait en rédigeant une énième lettre de motivation pour sa recherche d'emploi. Cela lui a donné une idée et... un CDI.

Ce jeune diplômé a remplacé tout le superflu de sa lettre par "blabla". "J'en avais assez d'écrire toujours la même chose, de rester dans le modèle très formaté de la lettre de motivation, a-t-il confié au HuffPost. Avec un ami, on s'est dit un jour que tout ça c'était vraiment du 'blabla' et que les entreprises n'avaient sûrement pas le temps de tout lire. J'ai repensé à cela et j'ai décidé de remplacer tout ce qui n'était pas essentiel dans ma lettre par 'blabla'.",

Voici le résultat:

lettre de motivation blabla

À 24 ans, Julien Chorier est diplômé d'une grande école de management, la Kedge Business School de Bordeaux. Spécialisé dans le management des industries créatives, ce jeune homme s'est retrouvé sur le marché du travail à l'automne dernier et a donc commencé à chercher du travail dans la communication et le marketing.

Malgré ses diplômes et un an et demi de stages dans ce domaine, le jeune diplômé n'a pas reçu l'accueil espéré. "J'ai commencé par envoyer ma candidature par mail, toujours avec un CV et une lettre de motivation classiques mais adaptés au poste et à l'entreprise, a expliqué Julien Chorier. Malheureusement, je me suis vite rendu compte que ça n'était pas suffisant."

Après une vingtaine de candidatures envoyées, sa boîte mail est restée vide. "Je n'ai eu aucune réponse alors j'ai décidé d'envoyer mes candidatures par voie postale, s'est-il souvenu. Là j'ai eu mes premières réponses, mais ça n'a pas suffi pour décrocher un entretien."

Du "blabla" au CDI

Le jeune diplômé a donc eu envie d'être honnête avec tout le monde et d'envoyer "blablabla" aux recruteurs. "Mes amis ont essayé de m'en dissuader mais j'ai tenté le coup. Premier envoi, pas de réponse. Mais le second essai a été le bon."

Julien Chorier a en effet reçu une réponse rapide et enjouée de la start-up parisienne Alumnforce. "Ils ont voulu savoir qui se cachait derrière tout ce blabla", se souvient Julien Chorier. Et son premier entretien a débouché sur une offre d'emploi concrète dans cette entreprise de 13 personnes qui développe un réseau social professionnel privé destinée aux écoles, aux universités, et aux associations d’anciens élèves.

Julien Chorier a bien fait d'oser et a souhaité partager son expérience pour pousser d'autres demandeurs d'emploi à l'imiter. "Pour moi, c'est un passage obligé pour trouver un emploi, quel que soit le domaine d'activité. Certes, la communication permet d'aller un peu plus loin, mais il faut toujours chercher à se différencier", retient celui qui prendra ses fonctions de chargé de communication et de marketing ce mardi 19 janvier.

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