TUNISIE
12/01/2016 16h:18 CET | Actualisé 12/01/2016 16h:18 CET

La Tunisie a confirmé aux enquêteurs que l'assaillant du commissariat parisien est bien Tarek Belgacem

Police officers cordon off the area of a fatal shooting which took place at a police station in Paris, Thursday, Jan. 7, 2016. Officers shot and killed a knife-wielding man with wires protruding from his clothes at a police station in northern Paris on Thursday, French officials said, a year to the day after an attack on the French satirical newspaper Charlie Hebdo launched a bloody year in the French capital. (AP Photo/Christophe Ena)
ASSOCIATED PRESS
Police officers cordon off the area of a fatal shooting which took place at a police station in Paris, Thursday, Jan. 7, 2016. Officers shot and killed a knife-wielding man with wires protruding from his clothes at a police station in northern Paris on Thursday, French officials said, a year to the day after an attack on the French satirical newspaper Charlie Hebdo launched a bloody year in the French capital. (AP Photo/Christophe Ena)

Les autorités tunisiennes ont confirmé aux enquêteurs français que l'homme tué jeudi dernier par des policiers alors qu'il tentait d'attaquer un commissariat au nom du jihad à Paris était bien Tarek Belgacem, après une comparaison d'empreintes, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.

Comme l'a révélé le site internet de TF1, cette identité, qui figure sur un bout de papier retrouvé sur lui, était signalée en Tunisie pour une demande de renouvellement de carte d'identité, a précisé cette source.

Plusieurs membres de sa famille l'avaient également reconnu, alors que l'homme avait déclaré aux gendarmes qui l'avaient arrêté dans une affaire de vol dans le Var en 2013 qu'il s'appelait Sallah Ali et était né en 1995 au Maroc.

Ses empreintes correspondent aussi à celles d'un homme cité dans une affaire de vol en 2013 au Luxembourg. La police allemande a par ailleurs révélé qu'il avait récemment vécu dans un foyer de demandeurs d'asile dans l'ouest de l'Allemagne.

Les enquêteurs français ont tenté d'exploiter son téléphone, doté d'une puce allemande. D'après la source proche de l'enquête, l'appareil a été géolocalisé en France pour la première fois le 24 décembre 2015, dans le nord, puis le 28 à Marseille et à nouveau dans le nord de la France.

Jeudi matin, l'homme était arrivé en courant vers les policiers devant le commissariat, situé dans le XVIIIe arrondissement, en criant "Allah Akbar" et en brandissant un hachoir de boucher. Il a refusé de s'arrêter malgré les sommations des policiers, qui ont fait feu.

Le papier retrouvé sur lui mentionne une allégeance à l'organisation Etat islamique et une volonté de venger les attaques en Syrie.

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