TUNISIE
12/01/2016 14h:02 CET | Actualisé 12/01/2016 14h:06 CET

Tunisie: Slim Chiboub, gendre de Ben Ali, remis en liberté provisoire (Parquet)

The son-in-law of Tunisia's ousted autocrat Zine El Abidine Ben Ali, businessman Slim Chiboub gets in his car as he leaves Mornaguia prison after being released from prison on January 12, 2016 outside Tunis.   / AFP / MOHAMED KHALIL        (Photo credit should read MOHAMED KHALIL/AFP/Getty Images)
MOHAMED KHALIL via Getty Images
The son-in-law of Tunisia's ousted autocrat Zine El Abidine Ben Ali, businessman Slim Chiboub gets in his car as he leaves Mornaguia prison after being released from prison on January 12, 2016 outside Tunis. / AFP / MOHAMED KHALIL (Photo credit should read MOHAMED KHALIL/AFP/Getty Images)

Slim Chiboub, gendre du président déchu Zine El Abidine Ben Ali en détention depuis novembre 2014 pour trafic d'influence a été remis en liberté provisoire mardi, a indiqué à l'AFP le porte-parole du Parquet.

"Slim Chiboub a été libéré mardi (...) mais il reste poursuivi par la justice", a précisé Kamel Barbouch.

Selon son avocat, Mounir Ben Salha, "le Parquet a approuvé la demande de libération de M. Chiboub par un juge au pôle judiciaire financier chargé de cette affaire".

L'homme d'affaires s'était installé aux Emirats arabes unis après la fuite de son beau-père en Arabie saoudite à la suite du soulèvement populaire en janvier 2011.

Il n'était rentré en Tunisie qu'en novembre 2014 et un mandat de dépôt avait alors été émis à son encontre concernant un contrat de consulting passé avec le groupe industriel français Alstom, avait indiqué un de ses avocats.

Slim Chiboub avait été accusé de trafic d'influence, selon le Parquet.

Il est notamment connu pour avoir été le président du club de l'Espérance sportive de Tunis (EST).

La libération de Slim Chiboub intervient à deux jours de la célébration du cinquième anniversaire de la révolution ayant chassé Ben Ali du pouvoir après 23 ans règne sans partage.

Slim Chiboub, condamné à de la prison ferme avait affirmé dans une interview publiée avant son incarcération sur Jeune Afrique qu'il n'avait eu que "très rarement" des contacts avec son beau-père, en exil en Arabie saoudite.

"Nous n'avions plus de relations depuis 2002. J'ai eu à le recontacter après le 14 janvier 2011, mais aujourd'hui nous ne sommes plus en lien", a-t-il dit.

Galerie photoTu sais que tu as vécu sous la dictature Ben Ali quand... Voyez les images

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.