ALGÉRIE
11/01/2016 11h:23 CET | Actualisé 11/01/2016 11h:23 CET

Mexique: le processus d'extradition d'El Chapo vers les Etats-Unis prendra au moins un an

AFP

Le processus d'extradition vers les Etats-Unis du trafiquant de drogue mexicain Joaquin El Chapo Guzman prendra au moins un an, mais pourrait durer jusqu'à quatre ou six ans si ses avocats utilisent tous les recours légaux, ont déclaré lundi les services du procureur de Mexico.

J'estime que le processus pourrait durer au moins un an, a déclaré sur la radio Radio Formula José Manuel Merino Madrid, directeur des relations internationales des services du procureur.

Ce haut-fonctionnaire a dit fonder son estimation sur des cas antérieurs de trafiquants de drogue qui avaient fait usage de tous les recours légaux pour éviter une extradition.

Dans l'hypothèse où le ministère des Affaires étrangères considèrerait qu'il y a suffisamment d'éléments pour donner son feu vert à l'extradition, il (El Chapo) pourrait encore déposer un recours devant la justice, a ajouté José Manuel Merino Madrid.

Après que les juges auront rendu leur décision sur l'extradition, il restera au ministère des Affaires étrangères mexicain à prendre une décision finale, et Guzman pourra encore faire appel.

Le processus formel d'extradition vers les Etats-Unis d'El Chapo a été lancé dimanche au Mexique après que des représentants d'Interpol se sont rendus à la prison d'Altiplano pour délivrer deux mandats d'arrêt aux fins d'extradition.

En face, l'avocat d'El Chapo s'est engagé à mener un combat juridique dur, pouvant aller jusqu'à la Cour suprême, pour s'opposer à l'extradition du chef du cartel de Sinaloa vers les Etats-Unis, au motif qu'il risque là-bas la peine de mort.

Joaquin El Chapo Guzman a été arrêté vendredi à Los Mochis, dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), six mois après son évasion rocambolesque de la prison de haute sécurité d'Altiplano, le 11 juillet dernier, humiliant le président Pena Nieto alors en visite en France, qui avait tenu à le faire incarcérer au Mexique.

Le gouvernement ne peut cette fois prendre le risque d'une nouvelle évasion du puissant baron de la drogue, potentiellement désastreuse politiquement, estiment certains analystes.

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