ALGÉRIE
09/01/2016 07h:21 CET | Actualisé 09/01/2016 09h:08 CET

Beubar deal, un chef d'entreprise pas tout à fait comme les autres

Facebook/Beuabar deal

Rouf Smati alias Beubar Deal, du chef d’entreprise au musicien les frontières se côtoient

Style décontracté, d’une nature plutôt réservée, Raouf Smati est le directeur d’une agence dénommé « PI Arts ». Il est aussi sur le net, « Beubar Deal », un compositeur producteur de musique.

S’il a fait de Pi Arts son métier, la production et composition musicale est son hobby, ce jeune chef d’entreprise de 27 ans a su tissé son parcours entre les deux rives.

Raouf, fait partie de ces de plus en plus nombreux, qui ont vécu en France et rentrés en Algérie dans l’espoir de se construire un avenir plus prometteur.

Il y un peu plus d’un an il créée l’agence "PI Arts". Les sciences au service de l’Art c’est ainsi qu’il entend développer les projets au sein de son entreprise. "La vocation de PI ART, et de conduire des projets à caractère artistique, scientifique et culturel", explique Raouf.

L’Art et la culture ce sont deux termes dont le sens est bien connu pour Raouf. Si dans sa famille l’enseignement scolaire est un métier, l’Art est une passion. "Mon père est médecin passionné de photo et scénariste. Ma mère, elle, est directrice d’école et peintre. Si pour certains cela semble assez atypique, pour ma part je ne vois aucune difficultés à conduire deux carrières simultanément".

On aperçoit dans le "home studio" de Raouf, quelques accessoires vintages, de vieilles caméras et appareils photo qu’il tient de son père et son oncle.

Des tableaux de sa mère et des photos encadrées de paysages du sud d’une expo réalisée par son père.

La nuit Raouf, muni d’un casque, fait monter les décibels et laisse sa créativité s’exprimer sous la signature Beubar Deal. «Je suis un grand mélomane, un avide consommateur de musique, mais la production de musique je ne m’y suis intéressé que récemment ».

Il y a deux ans, un ami à lui l’initie aux logiciels professionnels de production de sons. Il y prend goût et commence à composer, produire et alimenter la toile.

Sa culture musicale, s’est forgée au fil des années. Si les premières tendances sont celles de son père "Bee Gees et Beatles", Raouf a de tout temps été réceptif aux différents genres et styles musicaux. "En France, je me suis orienté vers le Rap. J’ai côtoyé des rappeurs comme les 113 qui venaient, enregistrer dans un studio dans mon quartier où l’on pouvait assister à des Freestyle".

Durant les années 2000, c’est le courant House et électro qui l’emporte, et enfin ces dernière années, il s’intéresse au nouveau style, notamment le Dubstep, la trap.

Cet éclectisme musical constitue une source d’inspiration inépuisable pour Raouf. "Mmes instrumentales sont mes créations, je rajoute parfois dessus des vocalismes qu’on trouve libres de droits sur le net. Je ne me cloisonne pas dans les standards musicaux qui déterminent la mesure de chaque couplet dans la chanson car j’aime que mes chansons parlent aux gens qu’elles racontent une histoire donc les morceaux que je compose son assez longs", précise Raouf

Ce jeune passionné de musique ne manque pas d’assurer que c’est une pratique purement artistique sans but lucratif d’ailleurs toutes ses créations musicales sont libres de droits sur la toile.

Mais il ne s’éloigne pas, pour autant, de ce milieu culturel, d’ailleurs les projets conduits par "PI Arts" sont avant tout, précise-t-il, des projets qui lui tiennent à cœur "actuellement il travaille sur l’élaboration d’un projet en collaboration avec son père appelé, MOUIMA. "Une initiative à travers laquelle nous souhaitons diriger les projecteurs SUR l’artisanat algérien et promouvoir le patrimoine local", conclut Raouf.

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