MAROC
09/01/2016 13h:08 CET | Actualisé 09/01/2016 13h:08 CET

Répression des enseignants stagiaires au Maroc: Benkirane sort de son silence

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RÉPRESSION - Deux jours après la répression des manifestations organisées par les enseignants stagiaires dans plusieurs villes du royaume, et au regard du tollé soulevé, le Chef du gouvernement sort de son silence.

Samedi matin à Rabat, lors de la séance d’ouverture du Conseil national du Parti justice et développement (PJD), Abdelilah Benkirane a indiqué être "contre l’usage de la force quand cela n’est pas justifié". Mais il a aussi dit être "opposé à ceux qui ne respectent pas la loi".

Et le Secrétaire général du parti islamiste d’ajouter: "La manifestation (celle d’Inezgane, une des villes ou les profs stagiaires ont manifesté, ndlr) s’est faite sans autorisation".

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Plusieurs milliers d’enseignants stagiaires avaient battu le pavé pour demander l'annulation de deux décrets du ministère de l’Education nationale portant sur la séparation entre la formation et le recrutement.

Ces manifestations ont été sévèrement réprimées, les enseignants stagiaires frappés à coups de matraque par les forces de l’ordre. Les images, largement diffusées sur la Toile, ont suscité la colère aussi bien chez les internautes que chez certaines figures de la vie politique marocaine.

Nabila Mounib, chef de file du Parti socialiste unifié (PSU), Anouar Zyne, Secrétaire général de l'Organisation de la jeunesse constitutionnelle (OJC) ou encore M'hammed Grine, membre du Parti du progrès et du socialisme (PPS) n’ont pas hésité à condamner ces actes de violence.

Une pétition qui réclame la condamnation des responsables avait également été lancée. 48 heures après, elle a déjà recueilli près de 5.000 signatures.

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