MAROC
08/01/2016 12h:30 CET | Actualisé 08/01/2016 15h:29 CET

Une exposition de tableaux dévoile un pan de l'histoire du Maroc

Guerre de Tétouan de l'artiste italienne Milly Corica
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Guerre de Tétouan de l'artiste italienne Milly Corica

CULTURE - Les forces expéditionnaires espagnoles face aux résistants de Tétouan il y a un siècle et demi. C’est en effet un visage méconnu de l’histoire du Maroc que la Fondation Sidi M’chich Alami, en collaboration avec l’association Tittaouen Asmir et le Centre culturel de Tétouan, expose à la galerie Mohamed Drissi à Tanger jusqu’au 28 janvier prochain.

Intitulé "La Guerre de Tétouan", l’événement revient sur la bataille de Tétouan qui a opposé l’Espagne au Maroc à l’aube de la colonisation en 1860, soldée par une victoire espagnole. Outre une série de tableaux, des livres et des photographies seront dévoilés aux grand public.

Objectif de la démarche? "Faire connaître notre histoire aussi bien aux Marocains qu’aux étrangers qui viennent visiter notre pays. A travers la peinture, on peut atteindre tout le monde. Même un analphabète qui ne sait pas lire ou encore ceux qui ne connaissent pas notre langue peuvent, à travers l’image, découvrir une partie de l’histoire du Maroc", a confié Mustapha Mechiche Alami, initiateur de l’exposition à nos confrères du Matin. Et de souligner: "C’est un projet qui peut donner lieu à beaucoup de débouchés pour nos artistes car c’est un terrain encore vierge. Rares sont les peintres qui ont travaillé sur ces sujets".

Un vaste travail de recherche effectué au préalable

L’exposition s’inscrit dans la continuité d’un travail de recherche initié par le Dr. Mustapha Mechiche Alami qui s’est procuré une série de documents, notamment des plans de guerre fourni par le ministère de la Défense espagnole, a-t-il précisé.

Forte de plusieurs rencontres avec Mustapha Mechiche Alami, l’artiste italienne Milly Corica a également illustré des scènes de batailles survenues à Tétouan et sa région durant la seconde moitié du XIXe siècle. Un travail exercé en amont à travers l’étude de la morphologie des visages et des positions des chevaux pour rendre le tableau le plus réaliste possible. "Ce n’est qu’après m’être lancée dans le tableau final que d’autres idées viennent l’enrichir, tout en respectant les données historiques", a expliqué l’artiste au Matin.

Un respect des règles de l’art pictural qui atteste d’un segment de l’histoire du Maroc et œuvre à la sauvegarde de la mémoire patriotique. Pour l'anecdote, Salvador Dalí, maître espagnol du surréalisme, avait réalisé en 1962 une toile sur la bataille de Tétouan.

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