ALGÉRIE
08/01/2016 08h:25 CET | Actualisé 08/01/2016 08h:37 CET

Kef-Noun, ouverture d'une galerie d'art à Constantine

Rahba

La galerie Kef-Noun ouvre demain ses portes à Constantine. L’initiative vient de Labib Benslama et Salim Ziar, tous deux amoureux d’arts, ils ont décidé d’ouvrir cette espace dans le but de faire découvrir et aimer l’art en exposant des créations d’artistes Algériens, et dans l’espoir de promouvoir le travail d’artistes émergeant qui n’ont pas toujours la chance de s’exprimer.

"L’espace indépendant Kef-Noun propose des expositions accessibles à tous et gratuitement. Tout le monde peut pousser notre porte" affirme Labib Benslama. Le but recherché pour les galeristes est d’abord de créer un lieu où les artistes de toutes générations et toutes catégories peuvent participer. Ils se définissent tous deux comme des "Cha3bistes" et non pas des galeristes, qui sera pourtant leur futur occupation. Les deux jeunes hommes ne cherchent pas la notoriété ni la richesse, ils aspirent à partager, "diffuser la création culturelle" et sensibiliser le peuple à la culture d’aujourd’hui.

"Kef-Noun s’insère dans un tissu urbain d’hier et d’aujourd’hui, mémoire et renouveau de plus c’est un terrain propice à des expressions plus jeunes et plus décalées, nous irons sillonner tout le pays et ses زنق pour dénicher les adresses qui se démarquent dans ce paysage artistique extrêmement dense et varié (Expositions Photos, Peinture, Poésie, Contes, performances, Débats, Présentation d’ouvrages …Etc) "

Qui sont les fondateurs de Kef Noun

Labib Benslama est né à Constantine, il déménage à Alger pour terminer ses études en art graphique, et s’inspire sud algérien qui deviendra en quelque sorte sa terre d’adoption. Il y enregistrera deux musiques pour le film documentaire "Hna Barra" et ensuite avec le journaliste Oualid Khlifi « Burning Tindé » pour la Worldpress photo.

Musicien autodidacte et membre fondateur du projet musical El Foukr R’Assembly, il effectue un très long voyage au Ghana pour découvrir d’autres cultures à travers la musique. De retour à Constantine, il exprime l’empreinte encore très vive de cette expérience sur sa vie.

Il participe à la résidence Européenne de la photographie sous le nom de "Regards Croisés". Une alliance s’est rapidement tissé entre son imaginaire marqué par ses voyages et la vielle ville de Constantine "La Médina", dans une série photo intitulé "DÉPRESSION URBAINE" qui fut sa première exposition au palais du Bey avec une panoplie d’artistes photographes Algériens et Européens.

Cela peut paraître paradoxal, mais pour Labib, le comportement humain s’exprime souvent en l’absence de celui-ci. Les perspectives architecturales urbaines, le Street art, les matières premières brutes ou les industries urbaines ont naturellement représenté les sources de son travail.

Salim Ziar est un jeune homme de 27 ans, destiné à un travail dans le marketing, mais la photographie qu’il a connu un jour, ne l’a plus lâché et est devenu sa vocation. C’est Son amour pour le cinéma qui l’a amené à s’intéresser à la photo. Cela fait à peine 3 ans qu’il a commencé à prendre des clichés, il se ballade partout avec son appareil photo, recherchant l’inspiration dans les rues des villes.

C’est lors d’un voyage au Maroc en 2012, suivi de plusieurs autres aventures dans le désert algérien, qu’il confirme son amour pour la photographie et son talent qui ne manque pas. Il participe avec des jeunes de sa ville au projet "Human of Constantine" , un projet qui consiste à prendre les habitants de la ville en photos , et raconter leur histoire, une histoire d’amour commence entre Salim et son appareil photo.

Ces deux passionnés traînent alors dans le milieu de l’art, avec d’autres artistes qu’ils aiment et qu’ils respectent et qu’ils espèrent un jour fleurir. Pour commencer, ils leurs proposent simplement d’exposer dans leur galerie, qui ouvrira demain, samedi 09 janvier à la cité El Yasmine Sidi Mabrouk à Constantine.

Ce premier jour sera d’ailleurs riche en art avec El Moustache connu de tous, de la poésie avec AbdelMajid Arab et de la musique avec Labib Benslama et Amine Lehchli.

Cet article a été initialement publié par Rahba

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