MAROC
07/01/2016 07h:53 CET | Actualisé 07/01/2016 17h:32 CET

Streaming: Ce qu'il faut savoir sur l'arrivée de Netflix au Maroc

Streaming: Ce qu'il faut savoir sur l'arrivée de Netflix au Maroc
Streaming: Ce qu'il faut savoir sur l'arrivée de Netflix au Maroc

VOD - Le pionnier du streaming légal Netflix, disponible dans 60 Etats, débarque dans 130 nouveaux pays, dont le Maroc. L'annonce a été faite mercredi 6 janvier par le cofondateur et directeur exécutif du service, Reed Hastings, lors d'une présentation au cours de la "grand-messe" de l'high-tech grand public, le salon CES de Las Vegas.

Le service de vidéo à la demande (VoD), qui permet à l'internaute d'accéder, pour quelques dollars par mois, à un vaste catalogue de films et séries du monde entier, a d'ores et déjà lancé son site internet au Maroc, disponible en arabe et en anglais.

Un premier mois d'abonnement est offert aux internautes, qui peuvent ensuite choisir entre trois offres: "basic" à 7,99 dollars par mois (80 dirhams), "standard" (9,99 dollars, soit 100 dirhams) et "premium" (11,99 dollars, soit 120 dirhams).

La différence entre les trois offres concerne la qualité de l'image (définition normale, haute définition ou ultra HD) et le nombre d'écrans sur lesquels l'utilisateur peut regarder des films en même temps (de un à quatre).

Seul hic: il faut disposer d'une carte internationale pour pouvoir s'abonner (Visa, Mastercard ou Amex), et le catalogue des séries américaines est restreint. Les fans de "House of Cards" ou "Orange Is the New Black" ne trouveront pas leur série préférée sur la plateforme, en raison de droits de diffusion limités.

Le web s'amuse

Sur les réseaux sociaux, l'annonce de l'arrivée du géant du streaming au Maroc a été largement commentée par les internautes, la plupart du temps avec humour derrière le hashtag #moroccannetflix: "est-ce qu'il y a une possibilité de streaming de "Zin li fik" ("Much Loved") en ultra HD?" écrit un internaute, rebondissant sur la polémique du film de Nabil Ayouch interdit au Maroc.

D'autres s'amusent à détourner des titres de films ou séries en version marocaine: la série "Narcos" devient "Farcos" (avec l'acteur marocain Abdellah Ferkous en guest-star), et le film "Arnaque, crime et botanique" devient "Arnaque, crime et botagaz".

Qu'adviendra-t-il du jeune concurrent Icflix, surnommé le "Netfix arabe", la plateforme de streaming légal présente au Maroc depuis un an? "On ne compte pas baisser les bras. Nous proposons une offre moins chère que Netflix, à 60 dirhams par mois disponible sur cinq appareils en même temps", explique au HuffPost Maroc Amina Saadaoui, directrice marketing d'Icflix, dont le siège se trouve à Dubaï.

"Notre librairie dispose de films hollywoodiens mais aussi bollywoodiens, et de contenus en français, avec des sous-titres en arabe", fait-elle valoir, ajoutant que le paiement peut se faire avec une carte marocaine, par SMS ou wafacash. "Une offre à 50 dirhams pour les clients Maroc Telecom est aussi disponible", rappelle-t-elle. Une manière, pour Icflix, de se différencier du géant américain, qui s'adressera à un autre type de clientèle.

La tâche s'avère néanmoins compliquée pour les plateformes de streaming légal au Maroc, où le visionnage de films sur les sites de streaming illégaux ou via DVD piratés est monnaie courante.

LIRE AUSSI:La plateforme Icflix et Noureddine Lakhmari vont produire six films marocains

Galerie photoDix films cultes marocains Voyez les images