ALGÉRIE
07/01/2016 05h:42 CET | Actualisé 07/01/2016 05h:47 CET

Adrar: plus d'une trentaine de troupes présentes au 9e festival national d'Ahellil

La 9e édition du festival culturel national d'Ahellil a été lancée mardi 05 janvier à Timimoune, dans la wilaya Adrar. Plus de 30 troupes artistiques, issues de différentes communes de la région du Gourara de la même wilaya, prennent part à cette manifestation culturelle de chant traditionnel.

Classé en 2005 au patrimoine immatériel mondial par l'UNESCO, le festival Ahellil vise la promotion du genre lyrique d'Ahellil et sa transmission de génération à génération. Cette manifestation est ainsi organisée chaque année pour sauvegarder ce patrimoine, "faisant partie de la mémoire collective" de la population locale.

Prenant fin ce vendredi, cette 9e édition a été inaugurée mardi par un spectacle animé par des troupes folkloriques venues de différentes régions du Gourara, au grand bonheur des nombreux présents regroupés près du théâtre en plein air de Timimoune.

Décalé après l'instauration du deuil national suite au décès de Hocine Ait Ahmed, le festival donne lieu à des soirées de chants Ahellil et des lectures poétiques de ce même chant polyphonique dans sa variante Zénète. Une manière d’encourager les poètes locaux et enrichir les textes de ce patrimoine et le pérenniser.

Le programme du festival prévoit également la mise sur pied de quatre ateliers chargés de l’examen, par des musiciens et chanteurs d’Ahellil, de thèmes liés au jeu d’instruments de percussion traditionnels et autres instruments connus sous le nom de "Tamdja" et "Bengri", ainsi qu’aux textes poétiques de "Izelouanete".

Ce festival est dédié, conformément aux recommandations de la précédente édition, à la mémoire du regretté interprète de chant d’Ahellil, Moulay El-Hay Cherouini, un des pionniers de l’Ahellil dans le Gourara.

Il s'agit d'une "éminente personnalité ayant contribué dans le Gourara à la préservation et la perpétuation du patrimoine immatériel Ahellil pour le transmettre intacte aux nouvelles générations".

"Cheikh Cherouini, né en 1190 de l’hégire, a pratiquement mené, dans sa jeunesse, une vie de troubadour à travers les vVieux Ksour de la région du Gourara, chantant des Izelouanes".

"Sidi Lâaziz Moulana", "Arassoul Sidi Moulana", "Allah Ya rassoul El-Habib", font partie du répertoire riche en poèmes religieux chantés par le défunt Cheikh. Des oeuvres qui nécessitent désormais es efforts pour leur collecte, étant encore chantés et perpétués dans la région par transmission orale, dans la langue amazighe (variante Zénète).

Le commissariat du festival s’emploie depuis deux ans, en coordination avec les associations concernées et les chouyoukh d’Ahellil, à la collecte du plus grand nombre de poésies du patrimoine lyrique ancestral d’Ahellil, en vue de le répertorier, d'analyser son contenu et de valoriser sa dimension, à la satisfaction des chercheurs et anthropologues, ont indiqué les organisateurs, cités par l'APS.

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