ALGÉRIE
30/12/2015 07h:56 CET | Actualisé 31/12/2015 06h:11 CET

Sonalgaz: l'UGTA menace de faire grève et demande le départ de Salah Khebri

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La centrale syndicale du groupe Sonelgaz a menacé ce mercredi 30 décembre les autorités d'entamer une grève de 3 jours à partir du 10 janvier 2016 ,exigeant, lors d'une réunion tenue ce matin au siège de l'UGTA à Alger, le départ du ministre de l'Energie, Salah Khebri.

La Fédération Nationale des Travailleurs des Industries Electriques et Gazières (FNTIEG) de l'UGTA exige le départ du ministre de l'Energie, "responsable de la situation à la Sonalgaz", selon Ennahar.

Approché par le HuffPost Algérie, Ahmed Djakani, membre du Bureau Fédéral de la FNTIEG, a expliqué que ce préavis de grève fait suite à l'annulation, par le ministre de l'Energie Salah Khebri, d'un accord reliant la FNTIEG à Sonalgaz.

Cet accord, explique la même source, octroie de multiples droits et avantages aux travailleurs de ce groupe, dont les fils de Chouhadas entre autres.

Le partenariat régularise aussi la situation de pas moins de 8.000 étudiants et stagiaires diplômés de brevet de technicien supérieur (TS) et de diplômes d'études supérieures (DES), leur offrant les possibilités de décrocher des postes dans cette entreprise avec leurs titres et certificats.

"Après une première notification début novembre, où nous avons fait part de notre mécontentement face à la décision du ministre d'annuler cet accord, nous avons décidé de nous réunir aujourd'hui avec les autorités et annoncer notre préavis de grève. Nous avons, en vain, accordé un délais de 2 mois et 20 jours à M. Khebri, qui n'a pas daigné répondre à nos revendications", a rajouté Ahmed Djakani.

"Des revendications qui ne sont même pas d'ordre financier, fait remarquer le membre du BF de la Fédération, étonné. Il s'agit de mesures de régularisation de situations de nos travailleurs, pas plus, affirme-t-il. Nous nous demandons sincèrement si le ministre Salah Khebri est conscient des conséquences de cette décision, qui peut déstabiliser un secteur aussi stratégique que le sien, qui concerne tous les citoyens sans exception. De plus, un accord signé et adopté par un tribunal compétent ne peut être annulé", insiste M. Djakani.

Les syndicalistes de la FNTIEG espèrent ainsi que le premier responsable du secteur revienne sur sa décision, avant d'entamer une grève initiale de 3 jours le 10 janvier 2016, a conclu la même source.

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