MAROC
30/12/2015 05h:13 CET

Maroc: La stratégie de lutte contre la corruption adoptée

Comment le Maroc veut lutter contre la corruption
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Comment le Maroc veut lutter contre la corruption

RÉFORME - Le Maroc semble décidé à combattre la corruption et se donne les moyens de le faire. La commission chargée de superviser la stratégie nationale de lutte contre la corruption du Maroc a adopté, lundi lors d'une réunion présidée par le Chef du gouvernement marocain, la version finale du projet visant à éradiquer ce fléau qui gangrène les administrations marocaines.

"Les mesures prévues par cette stratégie couvrent différents aspects de la question de la lutte contre la corruption, notamment la mise à niveau de l'aspect institutionnel et juridique, l'activation de la dimension prévention et répression ET le renforcement de l'aspect éducation et sensibilisation", a indiqué Abdelilah Benkirane.

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Et le Chef du gouvernement d'ajouter qu'en vertu d'un premier plan d'action, "des mesures à effet immédiat pour lutter contre la corruption vont être mise en place pour les les secteurs prioritaires les plus exposés".

Des mesures répertoriés en 10 secteurs

En clair, le document compte 239 projets et mesures répertoriés en 10 secteurs avec une mise en application qui s'étend sur dix ans. La première mouture de cette stratégie avait été examinée par la commission en janvier dernier.

Sept mois plus tard, les premières lignes de cette stratégie avaient été dévoilées.

Contacté par le HuffPost Maroc à l'époque, le directeur de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) Abdeslam Aboudrar s'était réjoui de la finalisation de la stratégie, autour de laquelle "il y a eu des rencontres de travail depuis avril 2014".

"L'Instance a été la première a réclamer l'adoption d'une stratégie anti-corruption, qui ne soit pas seulement un catalogue de mesures, mais qui comporte aussi des objectifs assignés à ces mesures, et qui dispose de ressources qui lui permettront de remplir ses rôles. Un budget a donc été alloué à cette stratégie, budget qui couvre ses besoins sur plusieurs années", avait souligné Abdeslam Aboudrar.

Un numéro vert pour dénoncer la corruption

Dans le sillage de ce plan d'action, le ministère de la Justice et des libertés avait lancé en juin dernier un numéro vert pour dénoncer la corruption. Le ministre Mustapha Ramid qui était présent le 2 novembre dernier devant la Commission de la Justice, législation et droits de l'Homme de la première chambre avait affirmé que la ligne anti-corruption recevait plus de 6.000 appels quotidiens.

En 2014, Le 20e rapport annuel de l’ONG Transparency International sur l’indice de perception de la corruption dans le monde avait placé le Maroc à la 80e place sur les 175 pays concernés par l'étude.

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