MAROC
29/12/2015 05h:11 CET | Actualisé 29/12/2015 05h:11 CET

Les syndicats marocains ne lâchent rien et annoncent un nouveau sit-in le 12 janvier

Ça chauffe sur le front social
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Ça chauffe sur le front social

SYNDICATS - Le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats n’est pas prêt de se terminer. L’Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), la Fédération démocratique du travail (FDT) et l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) continuent de faire pression sur l’exécutif.

Près d'un mois après la grève générale du 10 décembre, ces quatre centrales syndicales annoncent un sit-in des fédérations nationales sectorielles le 12 janvier devant le Parlement à Rabat.

"Nous allons commencer le sit-in à 14h, heure du début de la séance parlementaire en espérant que cette fois, le Chef du gouvernement écoutera nos doléances en termes d’acquis sociaux", indique Abderrahim Ikbal de l’Union marocaine du travail (UMT), joint par le HuffPost Maroc.

"Silence radio"

Les centrales syndicales dénoncent "le silence radio" du gouvernement face à leurs "multiples tentatives de rétablir le dialogue social" et espèrent amener Benkirane à tenir compte de leurs revendications, notamment sur le dossier de la réforme des retraites, principal point de discorde entre les deux parties.

Selon une source au sein du comité national de l’UMT, les nouveaux rebondissements qu’a connus cette épineuse question ont envenimé les relations entre Abdelilah Benkirane et les syndicats.

Une mesure "unilatérale"

"Nous ne sommes pas prêts à lâcher prise tant que le chef du gouvernement n’a pas revu sa politique sociale. Le sit-in du 12 janvier est une réaction à la réforme que veut engager Benkirane sur la retraite des fonctionnaires", souligne Mohamed Alaoui, secrétaire national chargé de la formation syndicale et la culture ouvrière au sein de l’UMT.

Le Chef du gouvernement avait annoncé le 22 décembre devant les parlementaires "l’urgence" de relever l’âge de départ à la retraite à 63 ans entre 2017 et 2019. Car selon lui, cette solution est la seule à même de combler le déficit enregistré dans la Caisse marocaine de retraites (CMR). Une mesure "unilatérale", tempête le syndicaliste Rahal Amanouz, qui ajoute que "le sit-in du 12 janvier est une réponse à la marginalisation des syndicats par le gouvernement".

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