ALGÉRIE
28/12/2015 09h:08 CET | Actualisé 28/12/2015 09h:08 CET

L'Arabie saoudite enregistre un déficit budgétaire record de 98 milliards de dollars en 2015

A man rides a camel through the desert oil field and winter camping area of Sakhir, Bahrain, Sunday, Dec. 20, 2015. Many Bahrainis head out to the desert during their free time in the winter months, enjoying picnics and socializing. (AP Photo/Hasan Jamali)
ASSOCIATED PRESS
A man rides a camel through the desert oil field and winter camping area of Sakhir, Bahrain, Sunday, Dec. 20, 2015. Many Bahrainis head out to the desert during their free time in the winter months, enjoying picnics and socializing. (AP Photo/Hasan Jamali)

L'Arabie saoudite, chef de file de l'Opep, a enregistré en 2015 un déficit budgétaire record de 98 milliards de dollars (89,2 milliards d'euros) en raison de l'effondrement des prix du pétrole, a annoncé lundi le ministère des Finances.

Les revenus ont été estimés à 608 milliards de riyals (162 milliards de dollars, 147,5 milliards d'euros), bien en dessous des projections pour cette année et des revenus de 2014, alors que les dépenses se sont élevées à 975 milliards de riyals (260 milliards de dollars, 236,6 milliards d'euros), ont précisé des responsables du ministère lors d'une conférence de presse à Ryad.

Même si le déficit de 2015 marque un record dans l'histoire du royaume, premier exportateur mondial de pétrole, il est moins élevé que prévu.

Le Fonds monétaire international (FMI) avait tablé pour 2015 sur un déficit budgétaire d'environ 130 milliards de dollars, alors que d'autres rapports avaient évoqué un déficit de plus de 100 milliards de dollars.

L'Arabie saoudite, première économie arabe, enregistre ainsi un déficit budgétaire pour la deuxième année consécutive depuis 2009 et devrait annoncer un nouveau déficit pour 2016.

Les recettes pétrolières représentent plus de 90% des revenus du pays, qui produit quelque 10,4 millions de barils par jour. Le royaume saoudien est le premier exportateur mondial de brut.

Les prix du pétrole ont perdu plus de 60% de leur valeur depuis l'été 2014. Des analystes estiment que Ryad est en partie responsable de cette baisse des cours en raison de son insistance à défendre ses parts de marché plutôt que les prix.

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